Histoire, Vidéo, Localisation, Liens
La Dive fut la dernière île du Golfe des Pictons (Marais Poitevin) a être rattachée au continent. Lieu de passage HISTORIQUE, perchée a 15m au dessus d'un océan de céréales qui jouxte l'OCEAN ATLANTIQUE, elle reste un des rares observatoires du secteur et bénéficie d'une vue circulaire étonnante sur la baie de l'Aiguillon, l'île de Ré, La Rochelle, et l'intérieur du Marais Poitevin. Mer à 800m, plage à 3km.
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Un lieu attachant, un point de vue unique à 360° !
Ce gentil papillon n'est pas là par hasard, c'est un "flambé". C'est l'un des plus beaux papillons de France et comme sa chenille vit sur les apiacées ou ombellifères (=carottes sauvages) qui couvrent les prairires naturelles de la Dive en été, nous en avions des quantités qui voletaient sur les graminées du plateau.
mais c'est aussi l'ile tant désirée de Pantagruel et de Panurge
ile de la dive historique par tv vendee
à nouveau tv vendee avec le curé Francois Roulliere le 16 juillet 2010 à droite EMISSIONS puis Emissions de l'été 2010
DIVE coup de coeur
diveFR3 FR3 ouest 3mn dans le "dernier coup de coeur de l'été" fin du journal régional à 19h15 le 31 aout 2010
et une film du Parc du Marais Poitevin LES TRESORS DE L ILE DE LA DIVE
Le mercredi matin en juillet et aout
ou hors saison en groupe sur demande
vous pourrez visiter l'ile de la Dive,
il suffit de s'adresser à L'office de tourisme de St Michel en l'herm tél 02 51 30 21 89
sur votre GPS taper 85580, choisir St Michel en l'herm, puis chercher LA DIVE sans nom de rue.
Une fois sur place il faut aller à l'extrémité ouest de l'ile pour nous rencontrer, au 24 chemin du prieuré à "LA PETITE BERGERIE".
Retrouvez nous à l'office de tourisme de l'aiguillon sur mer ou du Pays né de la mer . Voyez aussi le site de La Faute sur mer
Vous pouvez aussi me laisser un message à maryladive@wanadoo.fr (ou jeanmarieguerin@wanadoo.fr pour la partie histoire). A portée de la Rochelle (18km à vol d'oiseau), des Sables d'olonne (Vendée Globe), du Puy du fou, à proximité de la Tranche sur mer, vous y trouverez le calme nécessaire au repos estival
METEO VENDEE____________________________________________________
Pour les 8 jours de 2010 pendant lesquels la Dive est redevenue une île,
allez sur la catégorie ARTICLES DE PRESSE à la fin de l'article.
Vous pouvez aussi relire "En Province" de René Bazin (1896 soit peu de temps après la mise en service de la digue) à la fin du titre F "Révolution et XIXe siècle"
Géologie Environnement
au Secondaire, à la fin du Jurassique supérieur ou oxfordien (premiers oiseaux et dinosaures) soit il y a 150 millions d'années, une mer chaude et peu profonde (climat actuel type Bahamas) dépose des sédiments qui vont constituer le calcaire de la Dive.
Au Tertiaire, le plateau de la Dive constituait une dépression dans les marnes jurassiques.
Au Quaternaire le niveau de la mer baisse. A la dernière glaciation dite de Wurm, il y a 20 000 ans, le niveau de l'océan est 100m plus bas. Lors de la débacle, de grands fleuves vont éroder les marnes alors que certains calcaires comme celui de la Dive résistent plus longtemps (- 10 000 ans). La mer envahit alors la dépression (transgression flandrienne) ce qui forme le golfe et la Dive devient une île. Les dépots de vases argileuses deviennent ce qu'on appelle le Bri.
Tout le pourtour de l'île a été exploité en carrières et les routes constituent les anciennes limites de l'île. La Dive est la dernière île du golfe Poitevin à être isolée de la mer. L'assèchement a débuté fin 18e peu avant la révolution française pour se terminer en 1823.
vous trouverez une fiche technique complète sur le site du conseil général de Vendée
et vous pourrez télécharger l'ensemble des fiches géologiques du département en allant sur la page http://www.vendee.fr/dossiers/85/le-patrimoine-geologique-vendeen--32-sites-a-decouvrir.htm#page, en particulier vous pourrez vous renseigner sur l'autre "phénomène" de la commune de St Michel que sont ses buttes d'huitres.
Butte d'huitres du moyen-age à st Michel en l'herm
huitres moyen age
INVENTAIRE FAUNE FLORE
Un inventaire technique a été publié à la direction régionale de l'environnement, et il donne les études éffectuées sur le secteur http://www.pays-de-loire.ecologie.gouv.fr/fiche.php3?type=10&id_regional=50550009 ou http://photonaturefontainebleau.blog.sfr.fr/photonaturefontainebleau/2010/02/l%C3%AEle-de-la-dive-situ%C3%A9e-dans-lancien-golfe-poitevin-%C3%A9merge-aujourdhui-dun-oc%C3%A9an-de-ma%C3%AFs-mais-ce-ne-f%C3%BBt-pas-toujours-le.html
De même pour la région proche, vous pouvez vous renseigner sur l'environnement de St Michel en l'Herm http://www.pays-de-loire.ecologie.gouv.fr/commune.php3?commune=85255
LEGENDES & Archéologie
NEOLITHIQUE
Le niveau de la mer était alors bien plus bas. Cependant LA DIVE restait un lieu d'bservation et de refuge. Une hache polie a été découverte dans la carrière nord. Rien n'interdit que les grottes de la Dive aient servi d'habitat à cette période.
PERIODE GALLO ROMAINE
Il n’en reste que la découverte d’un denier de Vespasien (69/79 apJC) et de monnaie de Maximin (235/238) Dioclétien (284/305), Constantin (306/337) lors de l’exploitation de la carrière en 1865. Des tuiles à rebords de cette époque attestent aussi de l’occupation de l’ ile. Recemment un chercheur local a déniché deux pièces (statere picton en electrum + antoninien au buste radié).
la Grotte de l'Ermite l'histoire se passe sous le règne de Constantin soit vers 320 apJC (Rapport de Claude MASSE 1702, Annales d'Aquitaine Jean Bouchet 1524, La Popeliniere 1573)
Ste Hélène (âgée de 80 ans, le 3e age était performant à l'époque) , revenant de terre sainte avec les restes de la vraie croix, fait naufrage dans le golfe en cherchant à revoir son fils LUCIUS exilé à LUCON. Elle échoue à Condate (=confluent=St Michel en l'Herm) où elle fait connaissance d’un ermite de grande piété. Elle crée une chapelle à St Michel, confie ses reliques à son chapelain et les pélerins affluent. Tellement d'ailleurs que l'ermite (moine) ne peut plus prier tranquille. Il émigre donc à la Dive.
Jean BOUCHET (ami intime de Rabelais en 1524) dans ses annales d'Aquitaine de 1545 nous dit: "Comme elle - ste Hélène mère de Constantin- passait par le pays de Poictou, voulut veoir son fils Lucius, qui étoit en son monastère de Luçon puis s'advisa d'aller par mer : et pour ce faire s'en alla illec près, à un lieu nommé l'hermitaige, où elle fit faire une petite chapelle et un aultier au nom du Sainct Sauveur: où elle laissa grand'quantité de la vraye croix et autres sainctes reliques qu'elle avait apportées de Hierusalem, s'en retourna à Rome et laissa son chapelain Paulinus de Cesarienne oudict hermitaige pour la garde de ses reliques, où il vésquit par long temps et voyant l'heure de son décès, assembla lesdictes reliques en une casse soubs terre à la main dextre dudict aultier , ou depuis furent par révélation trouvées, en l'an mil cent vingt huit, et dudict temps y estoit l'édifice de l'abbaye Sainct Michel en l'Her, c'est à dire en l'hermitage."
Lancelot de la Popelinière écrira en 1573 " sur quoi l'ermite prit l'occasion d'éloigner avec sa vie sa demeure d'entre un si grand peuple qui y augmentait toujours. Si bien qu'ayant eu permission de se retirer à la Dive, ile prochaine, à sa requète on lui batit une chapelle, oratoire, petite cellule et autres accomodements tant pour se retirer que pour recevoir et instruire tous ceux qui battus de la tempête marine ou autrement auraient vouloir de descendre avec dévotion pour le visiter. Par ainsi ayant eu assurance de sa pension et autres choses necessaires que les religieux s'obligèrent lui faire porter de jour à autre... "
Claude MASSE dans ses mémoires de 1702 parle de la Dive "rocher dans le golfe de l'aiguillon qui était autrefois bien avant dans la mer, qui a 640 toises de long de l'est à l'ouest et 120 toises de largeur, élevée de 18 à 20 pieds au dessus de la haute mer. Il est escarpé tout autour. Il n'y a qu'un endroit par où on y peut entrer, avec un peu de peine. Le dessus de son terrain est sec et aride, n'étant partie que bruyère. Il y a pourtant quelques vignes et terres labourées et on commença à la recultiver en l'année 1698. Il s'y est établi trois familles à cette intention. Auparavant, elle n'était habitée que par des lapins qui y étaient en grande quantité, quoiqu'elle eut été habitée en différents temps, mais autant de fois abandonnée faute d'eau douce. SA PREMIERE HABITAION FUT PAR UN ERMITE. Il y fut bati dans la suite une assez grande chapelle, qui dépend à présent de St Michel en l'Herm...la rade voisisne étant excellente"
On sait donc que les restes intacts de la vraie croix sont miraculeusement redécouvert en 1128. On appelle cette découverte une "invention" de relique, ça ne peut pas s'inventer ! L'expression signifie "mettre à l'inventaire".
Ceci fera la bonne fortune des moines de St Michel par le biais de pèlerinages importants au moyen âge. Mais au cours des guerres de religion, les reliques seront particulièrement visées.
La relique de la vraie croix était toujours présente à l'inventaire des objets religieux de l'église de St Michel en l'Herm en 1935, et comme vous pouvez le voir sur ces photos, elle est encore à la sacristie.
Pourquoi une grotte dans un tel endroit ? La piste la plus sure semble être celle de la possession de l'abbaye de St Michel de 993 à 1037 par l'abbaye de St Florent de Saumur. St Michel en l'Herm fut rabaissé au rang de prieuré à la suite de sa destruction et à l'enlèvement en juin 1008 de la Comtesse de Limoges, Emma, détenue 3 ans en otage par les Vikings. Le saumurois est un lieu mythique de la culture troglodyte. On peut imaginer qu'un moine spécialiste du creusement dans le falun ait importé la technique dans le secteur, il peut avoir fermé l'abri sous roche existant et avoir agrandi l'intérieur au pic. Les liens sont très nombreux entre la Touraine et notre région, alors sortie la plus proche sur la mer et les marchés internationaux.
pour l'abbaye de st michel en l'herm
la deuxième création monastique de Vendée
visites les Mardi, Jeudi, Vendredi 10h 11h 15h 16h 17h, 14/06 au 16/09
il est préférable de réserver par téléphone au 0251 30 21 89
adultes 4€, scolaires et groupes 2€, gratuit - de 7 ans
voir les sites suivants
http://homepage.mac.com/joel.jalladeau/vendee/page5/page5.html
http://www.carnets-et-voyages.fr/cote-atlantique/saint-michel/abbaye-saint-michel.htm
St Hilaire de Poitiers
Théoricien de la TRINITE (un seul Dieu en trois personnes) en opposition à ARIUS qui nie la divinité du Christ.
En l’an de grâce 368, St Hilaire passant par là chassa les serpents de la Dive. Ce miracle a été relaté par Venance FORTUNAT en 573 dans la VITA HILARII. Un manuscrit du Xe cite "circa dives galliarii insula". (Recherche de JL Monnot)
Cette action est représentée très fréquemment sur les vitraux 19e des églises St Hilaire de Vendée. Par exemple à Sérigné (proche Fontenay) à St Hilaire de Riez, St Hilaire de Voust, à Saint Jean de Latran à ROME (basilique papale avant la construction de St Pierre) Cette toile a été peinte par Jacques COURTOIS (1621-1676 surnom il Borgognone ). Les Italiens parlent de l’île Gallinaire où St Martin a résidé mais pas St Hilaire. La même légende préside à l’installation des moines dans l’ile de Lérins.
Un texte d'un sermon de Pierre Damien (1007-1072) à l'occasion de la translation des reliques de St Hilaire vient d'être exhumé par Mr ERAUD des archives départementales. "Du temps que l'abbé TREDELIN gouvernoit le monastère de St Hilaire situé dans un des faubourgs de Poitiers, Hilaire lui apparu dans une vision, et lui commanda d'aller trouver le roi de france CLOVIS (507) ......pour batir un monastère plus spacieux...il virent des anges ...déterrer le corps de st Hilaire et le porter dans l'endroit qui lui était destiné. Peu après St Hilaire apparu encore, lui enjoignant d'aller batir dans une ile voisine, nommée Gallinaire, une autre église, en l'honneur du St Evêque. Nous revoilà avec la compétition Gallinaire (proche de Gênes)-Dive(à la limite du diocèse poitevin) une fois de plus !
La légende Poitevine parle par contre de l'ile de la DIVE. L'explication de dom Chamard copiée plus haut est la suivante: un copiste aurait remplacé dives galliarii par gallinaria car Gallinaria était très connue dans la vie de St Martin. D'ailleurs, en Italie, à Gallinaria d'Albenga, seul St Martin est mentionné.
Chantilly Vitrail de vendée Rome St Jean de Latran
La DIVE fut le lieu d’un nouveau miracle: un enfant avait avalé une vipère pendant son sommeil, sa mère affolée (à juste titre) se souvient du miracle de St Hilaire et porte l’enfant à la chapelle de la Dive; elle le pose sur le dallage et l’enfant recrache aussitôt la vipère.
ORIGINE DU NOM DE LA DIVE
- Chacun pense aussitôt au mot divin, mais il ne semble pas que ce soit l'origine de ce mot. Pourtant des érudits du XIXe ont affirmé qu'autrefois une divinité celtique y avait été adorée.
- Aux siècles passés l'ile s'écrivait Dives ("circa dives galliarii insula" au Xe et "de dives insula" au XIVe) et au 19e on écrivait LA DIVES.
- De nombreuse rivières s'appellent DIVE en France, on peut faire le parallèle avec la Raque qui coulait en bas du rocher de la Dive, mais dans ce marais les rivières ne manquent pas.
- Un autre érudit (jacques PONS) rencontré à Chinon m'indique une autre origine pleine de bon sens: "Je vous avais envoyé un paragraphe sur les noms de rivières en Dev-/Div- car j'avais retenu de notre conversation qu'il y avait un cours d'eau, proche de votre île, qui avait porté ce nom. Mais s'il s'agit du nom porté par une île ou un groupe d'îles et d'îlots, je vous signale ce bref §, à l'entrée dew (rosée) du dictionnaire d'Oxford "+b. pluriel ? Damps places, obsolete (terrains humides - 1377 Langland, Pierce Plowman B. XV 289 and also Marie Magdeleyne by mres lyned and dewes". (Et Marie Madeleine, elle aussi, a vécu parmi les marécages et les terrains bourbeux). 1377 est une année en pleine guerre de Cent ans et les Anglais étaient chez eux dans le Sud-ouest de la France. La formule en "néo-latin" (latin de chartes, latin médiéval) insulae dives a pu être une latinisation approximative de l'anglais (franglais) parlé à l'époque du Prince Noir. Dives est un pluriel non attesté. C'est pourquoi le dict. d'Oxford a mis un point d'interrogation après sa mention pluriel. Il est très vraisemblable que ce pseudo-latin soit en réalité le pluriel de dawe, forme attestér au XIVe siècle et présentant une graphie ea qui peut correspondre à un "i" français. Ainsi, insulae dives serait à comprendre comme les "bourbeuses". Amitiés
Le seul souçi dans cette affaire est que le nom est attesté bien avant l'occupation anglaise.
- "Dives" signifie aussi "Riche" en latin. Cette traduction me convient parfaitement car notre île est riche en histoire. Mais rien ne permet de penser que ce soit l'origine de ce mot.
- URCK
Sur la carte de l'atlas hollandais de Waghenaer (à gauche) édité en 1585, il est mentionné URCK. En fait l'auteur est né sur les rives du Zuiderzee et une ile nommée Urck occupe le centre de la baie (carte de Janssonius à droite) comme notre ile de la Dive dans l'anse de l'Aiguillon. Leur destinées vont être similaires car elle seront toutes deux intégrées dans les polders.
RABELAIS
De la DIVE bouteille et du reste,
tout
a commencéen tapant LA DIVE dans une recherche internet car j'y ai trouvé l'image de gauche
le document livré m'a donné l'image de droite
Tout cela m'a interpellé,
Je marchais donc à la DIVE sur les pas de Rabelais sans le savoir,
et depuis cette découverte, sa lecture
et celle des rabeloteurs est devenue pour moi
un remue-méninges divertissant !!!!!
Si comme le souligne un chercheur du CNRS (Mr Polizzi professeur à la Faculté de Haute Alsace à Mulhouse), Rabelais s'est inspiré de l'ile de la DIVE pour LA DIVE BOUTEILLE il faudrait savoir ce que Francois Rabelais venait faire dans cette galère!
Le Quart et le Cinquième Livre de Rabelais racontent une navigation de Pantagruel et de Panurge au pays de Lanternois pour résoudre la question:
Panurge doit il se marier et s'il se marie, sera t il cocu ?
Nos amis consultent des oracles et naviguent d'iles en iles pour découvrir la réponse. L'oracle de la Dive, Bacbuc (bouteille en hébreu) est le but ultime de ce pélerinage.
Rabelais est resté moine cordelier 12 ans à Fontenay jusqu’en 1524 (donc Franciscain) dans l’entourage de son ami moine Pierre LAMY et du juriste TIRAQUEAU ("Des lois du mariage"), puis il rejoint Geoffroy d’Estissac évèque de Maillezais comme Bénédictin et devient son secrétaire de 1524 à 1528.
Le diocèse de Maillezais va en direction de l'ouest jusqu'au canal de Luçon, mais les possessions temporelles de l'Abbaye vont bien au delà, en particulier sur les îles de l'ouest Atlantique: Ré, Oléron, probablement Hiers-Brouage mais aussi en Médoc et à Bordeaux. C'est le pays des iles.
En relisant l'histoire de l'ile de Ré on remarque que l'abbaye de Maillezais est propriétaire pour moitié avec Le Puy en Velay des revenus des églises de St Martin, du Bois et de la Couarde, alors que l'abbaye bénédictine de St Michel en l'Herm avait les revenus des églises d'Ars, Loix et Les Portes. Ceci est confirmé par le conflit entre ces abbayes et les rétais qui refusent de payer la dîme. On peut donc raisonnablement penser que le secrétaire de l'évèque de Maillezais ait suivi son maître par voie fluviale sur la Sèvre Niortaise puis maritime à partir de la Dive. Notre ile domine la sortie du chenal de la Raque et ce mouillage à l'ouest de la Sèvre est protégé des tempêtes.
L'abbaye de Maillezais bénéficie une fois l'an depuis le XIIe siècle de la coutume (un aller retour free-taxe Maillezais Bordeaux) de "l'itinéraire d'un navire" grâce à un don du Duc d'Aquitaine Guillaume VIII. Ils ont pu aller ainsi au concile provincial de La Rochelle ( la réunions de grandes lanternes car D'Estissac était surnommé "la lanterne de Maillezais"). De la Rochelle ils pouvaient continuer leur voyage vers Oléron, Brouage-Hiers, le détroit de Maumusson, le Médoc (St Trelody) et Bordeaux où l'abbaye de Maillezais avait des prieurés à visiter et donc des dîmes (et des procurations) à récupérer. Ont-ils continué jusqu'au Périgord par voie fluviale ou terrestre, c'est probable ! L'évèque-Abbé de Maillezais était aussi abbé de Cadouin et sa famille était originaire de ce secteur du Périgord (Cahuzac, Saussignac, Montclar etc...). Par ailleurs la peste sévissait à cette époque, et l'épidémie compliquait le voyage terrestre en interdisant le passage par certaines villes. Le retour de Bordeaux se fait par le chemin inverse avec comme objectif l'île de La Dive (nous dirions le port de l'Aiguillon actuellement).
C'est le souvenir de ce retour vers LA DIVE qu'a utilisé Rabelais pour écrire ses brouillons initiaux rassemblés dans le 5e livre.
Il a probablement relaté à destination de l'abbé de Maillezais une premiere version destinée à la gestion journalière. Mais tout est resté à Maillezais et tout a donc brûlé ultérieurement à la Rochelle. A cette expérience vécue d'un cabotage entre Bordeaux et Maillezais, ce secrétaire d'un évêque grand seigneur du royaume, va rajouter la redécouverte de l'antiquité grecque, le songe de Poliphile, les textes hébreux, un soupçon d'alchimie et la vie à ROME etc.. Le quart livre dans sa seconde version de 1552 pourrait donc avoir été fabriqué par extraction de certains chapitres de ce récit initial. En saupoudrant le texte avec des éléments de cette vraie navigation, l'histoire allégorique parait plus vraie. Le livre imprimé est modifié dans un plus haut sens par l'auteur et selon une logique qui n'a plus rien de chronologique.
Faute de connaître cette possibilité de navigation, des interprétations erronées ont été donnée au 19e siècle me semble t'il. L'épisode de l'île d'OUTRE parle de l'Abbé des Castilliers. Cet honorable ecclésiastique avait été localisé près de Poitiers en l'abbaye Marie des Chatelliers de Sanxay, je pense qu'il s'agit plus vraisemblablement de l'abbaye Marie des CHATELLIERS en Ré dont on aperçoit les ruines face à LA DIVE. Je suis certain que le chapitre des APEDEFTES est interprété faussement au 19e siècle comme la critique de la chambre des comptes. Il s'agit de dénonçer les travers des moines riches et ignares de l'abbaye royale et bénédictine (colonie issue de "procurations" au sens de bénéfice religieux) de Saint Michel en l'Herm, la concurrente de Maillezais l'intellectuelle. Rabelais n'est pas le premier à critiquer le fonctionnement des abbayes, c'était un classique du moyen-age. J' interprète tout autrement le chapitre de CASSADE (quatre pointes égales en cube= reflet d'une pyramide de sel faite d'eau salée ou "osselets" dans le texte) Les îles d'HIERES sont enfin localisées en LANTERNOIS (avec un i et non un y). On y rencontre au cours du voyage maritime de Bordeaux aux Sables d'Olonne, l'ile de Thalais ou Thalasse, un lieu dit appelé Panigon proche de St Trelody où Maillezais dispose d'un prieuré, sur l'ile de Ré les baleines (physetère), le banc du bucheron (couillatris), des soucis de territorialité dans l'ile de LOIX avec intervention des huissiers (chicanoux) mandatés par les moines de St Michel contre La Tremoille dont Jean Bouchet (le traverseur des voies périlleuses) était le procureur (sens juridique).
Suite à tous ces "hasards", on en vient à se demander si la topographie n'a pas entrainé le déroulement des idées dans un premier brouillon. En effet, les noms propres de lieu sont d'inspiration divine pour certains auteurs grecs : il faut relire Lucien et Platon. L'auteur en suivant les noms de lieux semés par les dieux devient un traducteur de leur message. En cas contraire, le saupoudrage des souvenirs de voyage (sens historique) n'est là que pour rendre plus crédible ce voyage allégorique, au sens moral complexe, et au sens mystique certain (le voyage vers la DIVE est un voyage vers Dieu, et TRINCH peut devenir CHRIST). L'oracle de la Dive, Bacbuc, et donc notre ile, aurait été choisie comme but essentiel du voyage par l'idée de Dieu engendrée par son toponyme. Cela se confirme dans le manuscrit du 5e livre: après la Dive Bacbuc, les bateaux vont en droite route vers "Olone en Thalmondois". La Dive n'était donc pas la fin du voyage initial, car Maillezais avait aussi un prieuré à Bourgenay.
Rabelais a manifesté une pensée évangélique (dialogue entre protestants et catholiques), il croyait au libre arbitre (contrairement à Calvin), et il s'est montré un chrétien partisant du juste milieu (le mot employé à l'époque était médiocrité). Il souhaitait qu'on se réfère au texte grec de l'évangile et non à sa traduction latine. Il préconisait l'usage de la langue du peuple et non du latin pour les offices religieux qui étaient incompréhensibles à la plupart. Il critiquait à juste titre le pouvoir temporel du pape (voir la série BORGIA sur canal+) qui s'opposait à son Roi. Rabelais c'est du Vatican II avant l'heure et ne croyez pas à la réputation de gros buveur et de moine paillard qui lui colle à la peau.
C'est ma modeste opinion actuellement !
Pourquoi avoir si longtemps gardé le secret sur cette navigation ?
De nombreuses hypothèses ont été faites au XIXesiècle mais aucun des commentateurs ne connaissait l'île de la DIVE et à plus forte raison la grotte de l'Ermite (BRAGUIBAS originaire de Glatigny au début des iles sonnantes version manuscrit ?), bien peu connaissaient le marais Poitevin désséché et plus exactement cette région entre Saint Michel en l'Herm et l'île de Ré. Il est presque impossible de retrouver des textes de cette période du XVIe car les guerres de Religions ont fait table rase des riches bibliothèques des abbayes du secteur. Par ailleurs la recherche s'est toujours concentrée dans le Chinonais, la Touraine et à Lyon. Le cinquième livre vient d'être déclaré brouillon de François Rabelais depuis peu, et c'est depuis quelques années seulement que Mr Polizzi a diffusé son hypothèse sur l'île de la Dive. Enfin la recherche intradépartementale est facile, mais la synthèse est longue lorsqu'elle porte sur de nombreux départements et plusieurs régions.
Je suis né dans une ex chatellenie de la famille Tiraqueau, au centre du triangle Fontenay le Comte, Maillezais, Coulonges les royaux, j'ai donc toujours développé une sensibilité particulière à cet auteur extraordinaire qu'est François RABELAIS. Je vous recommande d'ailleurs le circuit Rabelaisien suivant: Ligugé, Fontaine le comte, st Hilaire de Poitiers, Celles sur belle, Niort, St Liguaire, Coulonges sur l'autize (mairie), le chateau de l'Hermenault, la ville Renaissance de Fontenay le comte et le chateau de Terre neuve, Maillezais, l'abbaye de St Michel en l'herm et la Dive, pourquoi pas aussi des lieux cités dans les textes rabelaisiens mais moins connus: Talmont st Hilaire et son chateau, Olonne et ses marais, Bourgenay, Thouars, Parthenay le vieil, La Rochelle, Niort, St Maixent.
Je suis étonné que cette hypothèse de navigation initiale à l'abri des îles de l'océan atlantique n'ait pas été évoquée plus tôt car les textes sont clairs. Cependant le dernier livre sur la vie de Rabelais (mars 2011) de Madame Mireille Huchon, en reprenant l'idée de LA DIVE, donne de la crédibilité à l'hypothèse initiée par G Polizzi.
Croyez le si voulez: si ne voulez, venez nous veoir !
il est aussi possible de contacter l'auteur en cliquant sur cette phrase
Le but de toute cette quête de la vérité est quadruple:
-faire connaître l'ILE de la DIVE, souvent confondue avec l'affluent du Thouet,
-savoir ce qu'a pu faire Rabelais de 1524 à 1528,
-trouver des passionnés qui souhaitent poursuivre cette recherche.
De FRANCOIS 1er à LOUIS XVI
LA POESIE
1581 Nicolas RAPIN "élégie pastorale pour un adieu" publiée dans l'ouvrage intitulé "Les plaisirs d'un gentilhomme champêtre augmenté de quelques nouveaux poemes et épigrammes".
La Dive qui jadis fut nymphe de la mer 
Et encore en la mer dans un rocher habite
A veu voz gaietez, et pour vostre mérite
Vous offrit les trésors qui la font renommer
L'oeil de bouc, la palourde, et l'huitre en son escale
La mouscle plus boueuse, et tous autres poissons
Qui portent coquillage, en cent et cent façons
Vous furent présentez d'une main libérale
Encor' avez-vous veu le superbe rempart
Du brave Rochelois, dont nostre humble village,
Pour en estre trop pres, a receu maint dommage,
Bien qu'il ne fust armé ne ligué de leur part
L'isle de Ré n'est pas à vos yeux incogneue,
Et le large maraiz, où cent milliers d'oiseaux
Vont sautelant autour des joncz, et des roseaux,
Puis s'eslevent en l'air comme une épaisse nue.
Bref, il n'y a rien d'exquis en ce quartier
Que vostre oeil curieux n'ait marqué tout à l'aise:
Et s'il vous reste encore quelque lieu qui vous plaise
La compagnie est preste, et l'équipage entier.
Pleust à Dieu que pussiez, ô Catot et Annette,
Vivre eternellement en noz champs Poictevins.
LA GUERRE
Nous avons fait à La Dive "une association à bénéfices réciproques
" sans statut, entre voisins intéressés par le sujet de notre île. C'est Jean Louis Monnot l'un des co-fondateur-associé-partenaire-bénéficiaire et totalement bénévole de son temps qui a étudié l'affaire du "FORT DE LA DIVE" puisque nous avons aperçu le mot "Fort" sur l'une des cartes de l'île de Ré.
Nous n'avons abordé ici que la période « Guerres de Religion « d'un « Fort sur La Dive. » Il est très possible, et même vraisemblable, qu'une position défensive ait été aménagée à d'autres époques. Le site se prête admirablement au moins à une fonction de « Vigie ». (Epoque Romaine, Gallo-romaine, Invasions Barbares, Arabes, Vikings, Guerres de cent ans.). Ces événements violents ont marqué la région
comme l'indique l'Histoire de l'Abbaye de St Michel. Mais nous ne disposons pas de documents. A ce stade, nous nous en tiendrons donc à :
CE QUI EST JUSTIFIE PAR DES DOCUMENTS.. Les documents: ms2623 , ms 22876C La Rochelle, B.N. ca 1625, B.N.1750, CARAN Marine D/2/5/8 et JJ 107, ms 83 Grenoble montrent:
UNE FORTIFICATION A ETE EN SERVICE SUR LA DIVE.
Depuis 1622 au moins, jusqu'en 1638 vraisemblablement
SITUEE A L'EXTREMITE OUEST DU ROCHER:
Groupe de bâtiments de l'ancien Prieuré
ELLE A JOUE UN ROLE DANS LA DERNIERE PHASE DES GUERRES DE RELIGIONS (SIEGE DE LA ROCHELLE 1620/28).
Sa configuration géographique, la proximité de la rade de l'Aiguillon en ont fait provisoirement un point stratégique important pour la flotte royale.
Tenue par les catholiques, prise par les protestants, elle a été reprise par les catholiques au cours de ces actions.
Renforcée après le 30/10/1622, elle dérangeait beaucoup les Rochelais qui en 1623 demandent
la démolition des forts de la Rade de l'Aiguillon. (ms 22876C)
BIEN QUE DISPUTEE, ELLE N'A PAS FAIT L'OBJET DE CONSTRUCTION SPECIFIQUE...
L'édification a bien été ordonnée, mais n'a pu être réalisée faute de temps et de moyens. Les évolutions de la Bataille ont été plus rapides que les Architectes et les Argentiers Royaux. Le « FORT DE LA DIVE » était en fait constitué du PRIEURE agrémenté d'une batterie d'artillerie et de la garnison correspondante (sa situation lui permettant d'être efficace en l'état.).
ELLE EST DEMILITARISEE VRAISEMBLABLEMENT EN 1638 (B.N.1750).
Mais, elle reste en réserve dans les plans de Défense de la Cote, sa garnison devant être fournie par la Capitainerie de Luçon. (hommes et artillerie). Elle tombe ensuite dans un oubli total, et ne figure plus sur aucune carte ou document administratif identifiés. Seuls restent en mémoire les édifices ecclésiastiques.
Les présentes ne constituent qu'un dossier de travail. Il est loin d'être clos et de nombreuses démarches restent à réaliser.
Si un lecteur ayant eu le courage de parvenir jusqu'à cette page -ce dont il faut vivement le féliciter- dispose de données concernant La Dive en général et le FORT DE LA DIVE en particulier, je le remercie de bien vouloir me contacter afin que nous puissions conjuguer nos informations.
J.L.Monnot... Courriel : jlmonnot@free.fr
LES COMBATS NAVALS LIES AU SIEGE DE LA ROCHELLE (1620/1628)
Résumé très succinct…
L’Edit de Nantes (1598) , ne met malheureusement pas totalement fin aux guerres de Religions.. Décembre 1620 : La Rochelle s’érige en Cité Etat protestante. La guerre reprend.
Parmi les très nombreuses actions s’étalant jusqu’à la fin du siége, deux batailles navales ressortent par leur ampleur . Toutes deux se déroulent dans la zone : La Pallice /St Martin /L’Aiguillon et affectent donc La Dive provisoirement reconvertie en fortification…
- 28 Octobre 1622,
- 15 Septembre 1625 .
28 Octobre 1622..
-Flotte de La Rochelle commandée par Guiton.56 navires , #6000 hommes,
-Flotte Royale : Commandée par Guise , 70 navires, # 14000 hommes.
Mêlée acharnée # 2000 tués et disparus entre les deux camps. Le navire amiral de Guise , enveloppé de brûlots ennemis est dégagé par deux galères , puis par l’escadre des galions du Levant. Le Galion de Malte (100 canons) doit être remorqué par trois galères pour rétablir de justesse , grâce à son artillerie , la situation compromise de l’avant garde royale cernée par les protestants. Mais à la fin de la journée , Guiton ayant perdu 6 navires et 1500 hommes doit se retirer sur St Martin avec le reste de sa flotte très endommagée. Guise , qui n’a pas perdu de navire , fait réoccuper La Dive , prise par les protestants le 10 Septembre 1622. Le 13 Novembre, après de nouveaux combats qui tournent en faveur des catholiques, et l’acceptation par La Rochelle de La Paix de Montpellier, Guiton se rend. Mais la trêve sera courte (Noter Les galères , très sollicitées le 28 Octobre, relâchent à l’Aiguillon protégées par les batteries de la Pointe, du Fort de l’Aiguillon et par La Dive…
15 Septembre 1625..
Les combats ont repris. Une flotte Royale commandée par Montmorency (55 navires), renforcée de 8 navires Anglais et 18 Hollandais , anéantit la flotte Rochelaise .De nouveau # 2000 tués ou disparus..Pendant cette action, Richelieu fait réoccuper l’Ile de Ré par un fort contingent terrestre qui va mettre en défense La Prée et St Martin..
OUTRE CES DEUX BATAILLES NAVALES :
Dés 1621, les troupes royales ont commencé à investir La Rochelle (Fort Louis)
Siège de l’île de Ré par Buckingham et victoire Française (1627).
Edification de la Digue sous l’impulsion de Richelieu. (1627/1628) -
Engagements navals peu décisifs entre Français et Anglais devant la Digue(1628).
La reddition de La Rochelle (1er Novembre 1628) est considérée marquer la fin des Guerres de Religions en France (Paix d’Alès) mais impacte également le reste de l’Europe (Guerre de 30 ans en cours). Le roi Louis XIII est heureux d'informer l'Italie entière de sa victoire contre La Rochelle, il fait donc éditer une carte résumant la bataille où la Dive est en bonne place grâce à un condensé de l'espace.
Noter la grande variété des types de vaisseaux :
-La Rochelle : Navires de commerce transformés pour la course ou la guerre , navires de guerre pris à la flotte Royale ou achetés à la Hollandeou l’Angleterre, pataches, brûlots..…
-Flotte Royale : Galions , Vaisseaux de tous rangs fournis par les ports de l’Ouest, galères , pataches , navires « loués » pour la durée de la bataille à l’Angleterre et la Hollande, ou à l’Ordre de Malte…
J.L.Monnot... Courriel : jlmonnot@free.fr
LA PAIX
Jules Mazarin 1602-1661
fut le dernier abbé commendataire de St Michel. Il fonda par testament le Collège des 4 nations pour former d'autres Mazarins au service de Louis XIV. Il donna donc tous ses revenus de l'Abbaye de St Michel sur l'ile de Ré (sels, sartières et vignes) pour satisfaire aux frais de fonctionnement de cette nouvelle école qui sera à l'origine des académies.
Claude MASSE vers 1700
histoire de corsaires et de pirates
Le mémoire sur la carte des cotes du bas poitou de cet ingénieur du roi est d'une grande précision (texte et carte). Il signale pour l'Aiguillon que "cette paroisse est une des plus pauvres et des plus malheureuses qui soient. Les maisons ne sont que de boues couvertes de paille". Il y a un fort qui mériterait d'être restauré face à la Dive. Sur notre ile "qui est de rochers escarpés où il y a des vestiges d'une chapelle et de retranchements faits autrefois par les espagnols....en temps de guerre elle servait souvent d'asile aux corsaires espagnols et autres pirates qui y avaient fait deux retranchements......on a proposé diverses fois d'y faire quarantaine aux vaisseaux qui viennent de la mer des pays contagieux..."
Peur de la peste
L'administration maritime avait souhaité installer un LAZARET à la Dive après la grande peste de Marseille en 1723 (doc mairie de nantes). Un lazaret est un lieu de quarantaine pour les navires, les marchandises ou les hommes suspectés de transmettre une maladie contagieuse. Après étude du dossier, il semble que le projet ait été abandonné faute de pouvoir débarquer les marchandises directement du bateau sur la Dive (documents fournis par Mr Héraud)
Révolution et XIXe siècle
VENTE EN BIEN NATIONAL DE LA CABANE DE LA DIVE
Peu avant la Révolution Francaise, nous possédons fort heureusement une carte des premiers déssèchements qui ont permis de rattacher LA DIVE à la terre ferme. Cette carte de 1782 est accompagnée d'un procès verbal de fin du remembrement. L'agrandissement du dessin nous permet de voir un prieuré dont les batiments entourent la cour centrale, il est donc issu de la réparation après l'arrivée des Mauristes à St Michel en l'Herm.
La propriété de la DIVE sera vendue en bien national à Fontenay le Peuple en mars 1791, et c'est la famille MESNIER DURAND de LA FLOTTE EN RE qui va acheter la cabane de La Dive. Cette famille d'armateurs fort honorablement connue, dont l'un des membres va refuser de voter la mort du roi, et en perdra la tête *, avait eu à souffrir des persécutions religieuses car elle était de religion protestante. Elle avait déjà du émmigrer à BERGEN, et l'interdiction d'acheter des terres en métropole l'avait obligée à investir à St Domingue. La révolte des esclaves de l'ile l'avait donc durement touchée. Cette famille d'armateurs se trouva fort heureuse de pouvoir acheter l'ile de LA DIVE et ses vignes, car ils exportaient le vin l'alcool et le sel vers les pays nordiques, et revenaient en retour chargés de bois du nord. La première propriétaire de La Dive se fera d'ailleurs enterrer sur place où sa tombe existe toujours.
Cette sépulture est enregistrèe au musée protestant de Boistifrais et en 2010 il y a eu 200 ans que Me Durand Mesnier est décédée.
*Une cérémonie d'inauguration du buste de Gustave Dechézeau à La Flotte en Ré le samedi 31 octobre 2009 nous a permis de mieux connaitre l'action et les idées honorables de ce représentant de l'ile de Ré.
LE BLOCUS CONTINENTAL ET LES MERINOS
la famille DURAND MESNIER va de nouveau connaitre un revers de fortune en raison du blocus continental vers 1810. Le blocus va interdire toute activité d'import export pour les armateurs de l'ile de Ré. Les vignes vont être arrachées et on va construire "la grande bergerie" pour accueillir des moutons à grande laine LES MERINOS ESPAGNOLS. A cette époque le général Belliard né à Fontenay, introduit en Vendée des troupeaux de mérinos espagnols (il était gouverneur de Madrid). La famille L.. de LA DIVE (descendants des Durand-Mesnier) est citée en exemple pour la qualité de son troupeau.
La gestion de la cabane de la DIVES
1818 plus aucune mention de vendanges à la DIVES et on y livre une barrique de vin
1823 l'inventaire de la société de la DIVES décrit 5 boeufs gras, 31 boeufs de travail, 6 mères à veaux, 5 taures de 2 ans, 5 taures d'1 an, 3 taures de l'année, 6 juments poulinières, 14 poulains, 1 étalon, 1 cheval, 1 bourriquet, 4 chèvres, 4 chevreaux, 5 cochons. C'est assez typique d'une grande "cabane" de marais.
1824 Nous avons appris aujourd’hui la mort du poulain de l’année de la jument de travail des suites d’une gourme sèche qui ne s’est point montrée extérieurement.
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En 1828, le percepteur de St Michel convoque le propriétaire pour discuter du paiement de la réparation de la digue et termine sa lettre par:
"j'ai l'honneur d'être, monsieur, votre dévoué serviteur"
La fonction publique actuelle n'a plus le sens de la formule pour inviter les contribuables à payer.
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"le berger qui était occupé à battre le blé ne fit pas attention à la mer qui venait assez grosse et le grand troupeau qui était sur les relais. Tout le monde de la Cabane s'est transporté sur les lieux même la servante et malgré leurs efforts réunis ils n'ont jamais pu les faire passer la digue ou dans le déssèchement, heureusement que la mer perdit promptement et nos moutons ont été sauvés".
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De durs moments dans la correspondance entre Mr CARADU et son bourgeois c'est-à-dire son propriétaire de la Flotte:
"..les chevrons ne tiennent plus dans les murs de la grande grange je pense que d’un jour à l’autre ils vont tomber ce qui dommage aux tuiles…il faut renouveler les portes de la grande bergerie qui sont définitivement pourries..
il n’y a plus autre chose à vous marquer rien de mal à votre bétail que le « manque do et derbe ».
En 1835 on inventorie 691 moutons, et on vend des béliers métis et des béliers mérinos.
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"notre domestique depuis 9 ans, fut même heureux pour m'apporter un soir 5 sarcelles, 2 milouins, 3 barges, 5 alouettes , le tout en 3 coups de fusils"
Moments difficiles
Les associés venaient à tour de rôles passer un mois pour gérer la cabane de la DIVES.
"22 mai_ arrivé par l'Aiguillon le 26 avril dernier de mr L.. pour remplacer son frêre Casimir L.. dans l'exercice de ses fonctions, accompagné de Me L.. et de leurs 4 enfants Célinie, Emilie, Alfred, Ernestine L.. venus pour passer une partie de la belle saison à la campagne et y respirer l'air pur du moi de mai.
10 juin_ ...les détails de son malencontreux passage de l'ile de Rhé, témoignant de nouveau de l'instabilité des projets humains, ne peuvent que servir d'expérience et par conséquend mériter d'être consignés sur ce journal d'évènements. Le 8 juin au soir (dimanche) tous les préparatifs de départ furent faits à la Flotte pour s'embarquer le lendemain matin à 3 h dans la nuit à la marée. L'équipage du sloop, trop faible, ne put le mettre hors le port par la forte brise qui régnait à l'E NE. Cette manoeuvre, si elle eut réussi aurait procuré la possibilité de partir à 4 h du matin et d'arriver à la pointe de l'aiguillon de manière à chercher le chenal de la Raque avec le flot vers le midi du jour. A son lever Mme D... fut informée de ce contre temps, et après la succession de plusieurs conseils, contrairement donnés, soulevant parfois entre les officieux des vivacités pénibles, elle était résolue pour obvier au premier inconvénient, sur le départ, de passer dans la petite chaloupe du nommé Ch... pour se rendre en rivière de Moricq. Cette résolution n'eut pas lieu par l'apparition subite de la bise de NO sur les 11h du matin, instant où il fut enfin décidé (non sans d'autres entraves avec le patron Chabot) que Me D... partirait avec le réparateur. Le batiment équipé du capitaine, de son propriétaire, homme incapables, de la fille de Clé... comme mousse et des deux charpentiers Bonnin et Delion, sortit du port de la Flotte à midi sans attendre Mme D... et son fils.On fut obligé de les héler, pour mettre en travers ensuite, malgrè de nouveaux obstacles par des refus de canot pour se rendre à bord. Les 2 passagers y parvinrent pourtant à une bonne distance de terre. Là commençaient les contrarietés, elles furent suivies d'autres plus fortes. Le trajet de la rade de la Flotte à l'entrée de la baie d'Aiguillon s'effectua assez bien mais le pauvre capitaine ayant laissé courir la bordée de l'E trop longtemps, les courants de jusants nous jetèrent dans la terre d'Esnandes où nous mouillames jusqu'à flots à 8h du soir. Les vents N et NE bonne brise, nous appareillames pour la rade de l'Aiguillon et dumes jeter l'ancre à 9h à cause de la nuit, au nord de la dite rade dans la position où, de l'assentiment général de l'équipage et des passagers l'ont se crut le plus prêt de l'entrée du chenal dénommé plus haut (notre capitaine et le propriétaire Clemenceau étaient fort peu pratiques) avant le soleil couché, n'ayant aperçu rien sur l'extrémité de la pointe de l'aiguillon qui put nous indiquer que des chevaux y attendaient. de toutes nécessité nous eumes à passer la nuit à bord dans la chambre, n'ayant que 2 chaises pour cabanne et très peu de provision de bouche. A 2h et demi du matin vent de NE petit frais, on leva l'ancre qui fut bientot remise à fond par la crainte de tomber sur les huitres de vases n'y voyant pas à cause encore des marées de jusant que nous ne pouvions pas refouler jusqu'à midi nous restames échoués à l'entrée du chenal, ayant mangé et bu avec une grande parcimonie et à la ration. Le réparateur se trouvait à flot dans sa souille à cette heure nous mêmes à la voile avec le flot et le vent qui favorisent notre entrée jusque par le travers de la mi canal où Me D.. et son fils"
Tout ceçi rappelle furieusement la navigation à voiles de Pantagruel dans le golfe !!!
dans l'autre sens l'affaire pouvait être difficile y compris pour le chien !
décembre 1824
Départ de Casimir Mr I... G.... et ferdinand G.... pour la Flotte vers le midi dans le canot de Casimir avec les vents SO et grains. Ils se sont embarqués encouragés par lui malgré ce que les uns et les autres avont pu leur dire sur l’embarras dans lequel ils allaient se mettre. Malgré cela ils ont persévéré dans leur première idée. Ils n’ont pu arriver à la pointe que dans le soir. Le temps étant venu plus mauvais, ils ont éssayé à relacher mais il ne leur était plus possible de la faire. Voyant qu’ils ne pouvaient pas revenir de ce coté ils furent à bord d’un breton et lui offrirent 18 sols pour les conduire à la Flotte, comme le Breton se trouvait échoué il ne put se rendre à leurs désirs et ils éssayèrent encore de nouveau à l’envoyer pour se rendre dans le chenal de la Raque mais ils échouèrent et furent obligés de rester là jusqu’à la mer venante. Ils passèrent la nuit la plus cruelle et comme la mer était très grosse et se trouvèrent favorisés par le vent et l’orage. Se voyant touchés, ils firent une tente sur laquelle les lames qui les auraient englouties ne feraient que glisser, ils eurent aussi la crainte que le canot ne dérape, ce qui infailliblement les eut jetés sur les bouchots d’Esnandesoù il n’y avait aucun salut pour eux. Pendant ce temps on était quatre personnes à bord et comptant sur la courte traversée on avait emporté que 2 livres de pain et un poulet pour toute provision de bouche, il fallut donc se mettre à la ration et pour aller avec plus d’économie, la personnie animal se contenta de voir manger l’équipage on eut cependant la précaution de pouvoir ramasser un peu d’eau de pluie qu’on lui fit boire. Cependant notre marine effrayée ne commençait à voir dans le pauvre Jupiter qu'une bête enragée et le capitaine avait donné l’ordre que s’il venait à faire de mauvaises grimaces l’ainé g...... n’avait qu’à le tuer. Enfin tout fut pour le mieux la marée suivante les mit à flot et en envoyant il purent se rendre à la Dive où nous étions bien inquiets d’eux.
LA DIGUE DE L'AIGUILLON ET LES CARRIERES
Les raz de Marée vers 1850 vont emporter des centaines d'hectares sur l'Aiguillon et St Michel. Il faut aussi se rappeler que les digues étaient en terre. Les municipalités n'avaient de cesse de demander la construction d'une digue en pierre. Celle çi sera enfin autorisée et après l'appel d'offre (1854) la pierre sera ramenée de Moricq pour débuter la digue de l'Aiguillon. Mais très vite l'entrepreneur fait faillite et ne paie pas le carrier. Le chantier s'arrête jusqu'à ce qu'un fonctionnaire spécialisé déclare la pierre de la Dive conforme à la construction d'une digue. Les propriétaires de la Dive sont donc expropriés et une nouvelle entreprise est sélectionnée. Celle çi ne sera pas plus sérieuse. Elle commence par se plaindre qu'un seul m3 est exploitable sur 6 m3 extraits de la Dive. Le calcaire friable va dons constituer l'âme de la digue et le calcaire dense sera utilisé en parement. D'où la fragilité de cet ouvrage lorsque la couche extérieure est arrachée par les flots. Les controles de l'administration de Fontenay vont prouver que le nombre des ouvriers est insuffisant, que les travaux sont en retard, et que les ouvriers sont mal traités. Le chantier va être repris en régie et la maison du génie va être construite en 1864 pour loger les ingénieurs du génie maritime, ce qui leur évitera le voyage de Fontenay à la Dive. Les pierres des carrières de LA DIVE vont servir une CENTAINE d'années pour la construction et les réparations des digues de l'AIGUILLON et de LA FAUTE. Le transport sera assuré par un petit train à vapeur et un chemin de fer installé le temps de l'extraction et du chantier. Les 3 puits au bas de la falaise alimentaient la locomotive en eau douce.
1000 HECTARES SERONT PRIS SUR LA MER AU COURS DU 19e SIECLE
Prétendue grève de 20 ouvriers de la digue (nov 1863)
Résumé des procès verbaux (archives de Vendée)
Police « Mr Valogne paie mal les ouvriers...le 28 octobre une vingtaine d’individus de St Michel étaient là pour travailler, il y en eu d’acceptés pour ce travail et devant gagner 2.50 frs par jour. D’autres ne furent pas embauchés connaissant la manière d’agir de Mr l’entrepreneur se concertèrent entre eux pour avoir des garanties de paiement. Ce fut le sieur Guilbaud qui le demanda tant en son nom que pour ses camarades. L’entrepreneur se fâcha qualifia Guilbaud de grossier personnage celui-ci lui répondit qu’il était un propre à rien en un mot ils se disputèrent. Guilbaud dont on ne voulait plus pour travailler se retira et ses camarades ne voulurent pas travailler non plus, ils s’en allèrent tous. »
Gendarmerie :« Mr Valogne faisait la paie à des ouvriers qui étaient en novembre au nombre de 130. L’entrepreneur ayant obtenu l’autorisation de tenir une cantine sur le chantier pour servir à boire à des ouvriers, lesquels étaient généralement dans un état complet d’ivresse … quelques uns des ouvriers nous ont dit avoir le vin à volonté même jusqu’à dix litres à la fois qu’ils allaient boire à leur logement..les ouvriers étaient ivres et ne se rappellent plus de ce qu’ils ont tant fait en dépenses qu’en autre chose…
Mr Valogne indépendamment de sa cantine vend également du tabac à fumer et à priser qu’il pèse lui-même et distribue à ses ouvriers. Mr Valogne n’est point autorisé à cette vente de tabac il est de contrebande, il dit le prendre a Luçon »
LA VENTE DE LA CABANE a la FIN du XIXe siècle
Peut-être lassés par les recours nombreux contre l'administration (procès en Conseil d'Etat) pour arréter l'expropriation, et par la gestion rendue difficile par la multiplicité des cousins copropriétaires de la société de la DIVES, la famille de LA FLOTTE va vendre la Cabane en 1880 au garde particulier qui exploitait la ferme (Augustin ARDOUIN). Une moitié sera aussitôt revendue à la famille MESNIER de St Michel. Les époux ARDOUIN vont rapidement décéder et leur fille va se marier avec Mr DRENEAU de Chaillé les Marais. La derniere descendante de cette famille décèdera en avril 1988.
EN PROVINCE de René BAZIN 1896
Le cheval trottait. Nous traversions le grand bourg, pâle et comme flottant sur la plaine herbeuse,de Saint Michel en l'Herm, où fut une abbaye, devenue, comme tant d'autres, château. A partir de là, tout le territoire qui s'étend jusqu'à la mer est une conquête faite sur elle, contre elle, et encore disputée. L'Océan qui s'était retiré tente aujourd'hui un retour offensif. Il a dévoré les larges dunes qui endiguaient. l'embouchure du Lay et une jetée de dix kilomètres, en avant, tout là-bas, construite à force de millions, entretenue à grands frais aussi, défend les moissons dont c’est, en ce moment, l'heure de pleine et superbe maturité. Vive l'orge mûre, toute blonde et lamée d'argent! Vive le froment roux ! Vivent les fèves encore vertes, dont les cosses, vers le bout, se maculent de points noirs. Avec ces trois couleurs, qui la rayent en tous sens, que la terre est richement vêtue, et qu'elle sera pauvre demain, quand la faucille aura passé ! Ils ondulent autour de nous, par bandes indéfiniment longues, les blés, les fèves, les orges ils couvrent des centaines d'hectares; ils cachent les chemins sans haies tournant au milieu d'eux, et la mer d'autrefois, la mer qui n'avait que ses vagues, et pas une route, et pas un arbre, est encore là vivante dans l'image qu'ils en font.
Un seul point se lève au dessus des épis qui l'éclairent de reflets blonds. C'est la Dive, un îlot ceint de falaises, dont la marée, en 1820, battait encore le pied. Les moines de jadis y venaient en bateau. Ils l'avaient planté de vignes. J'arrive au bas. Je monte par un sentier d'une pente terrible, et alors la vue n'a plus de limites que les brumes d.été, qui sont à bien des lieues. Tout autour du rocher, écueil abandonné, un cercle de moissons accablées de soleil, où le vent continue de creuser ses houles et d'éveiller un chant comme celui des grandes ondes. Des goëlands trompés s'y aventurent. Ils s'en vont, les ailes en faux, blanches sur cette mer blonde. Les coquelicots n'y fleurissent pas, tant la culture est parfaite. Et la seule note très vive, semée dans l'étendue, vient des parapluies bleus, ouverts, piqués dans le sol, qui, à l'heure de midi, abritent les hommes qui mangent ou qui s'endorment. En arrière, les maisons lointaines indiquent la limite où commenœnt les vraies terres, l'écorce depuis longtemps desséchée où les villages et les arbres se sont établis à demeure, tandis qu'en avant, bien loin aussi, un trait de lumière éclatante, vers l'lIe de Ré, une nappe tranquille et nuancée comme le ciel du côté de l'anse de l'Aiguillon, dénonœnt la présence de celle qui ne se retire jamais pour toujours, et sur qui nulle conquête n'est bien sûre. N'avez-vous pas fait, dans votre jeunesse, l'âge où l'on se croit si facilement des ailes, le rêve de vous étendre sur les blés épiés, et de glisser à la surface des champs, pour cueillir les nielles mauves, pour voir trotter les perdreaux, pour découvrir le mystère de ces forêts qui durent peu, et qui sont si pleines de vie ! Comme on serait bien, du haut de la Dive, pour prendre son élan! Je ne dis pas ce regret là aux bonnes gens qui m'entourent. Ils sont une quinzaine, qui viennent observer l'étranger et regarder ce qu'il regarde.
Une petite population de cent trois personnes habite cet ilot continental de la Dive. Un raz de marée ne détruirait pas leurs maisons tapies au sommet de la roche, les fenêtres ouvertes du côté des terres. Il y a même un logis neuf avec un champ de betteraves entouré de murs blancs. Au bord de la falaise, une grande ferme, très ancienne, où j'ai vu un reste de chapelle gothique et une jolie fille brune, aux traits fins comme ceux d'une bohémienne, a établi son aire. Je songe à ce spectacle original qui sera le battage, sur cette pointe rocheuse exposée au vent de mer, et à la belle queue de balle de froment qui s'échappera du moulin, poussière couleur de flamme, tordue, puis déroulée, emportée par la brise et volant dans le ciel clair. Les insulaires se familiarisent avec moi. L'un deux me nomme les clochers…..je dois dire que les auditeurs, en général, étant de culture médiocre, comtemplèrent, pendant ce récit, les bandes d’orges qui murissaients, et causèrent du prix du grain. Il y eut un long silence, transition habituelle entre deux idées de paysans, et la seconde idée ne sortit pas. Ils avaient reconnu que je prenais trop d'intérêt aux histoires; que je n’étais, par conséquent, inspecteur de rien du tout, ni contrôleur, ni répartiteur, ni destructeur patenté d'oeufs de phylloxéra. Un à un ils s'en allèrent. Je restai seul, bientôt, sur la pointe du rocher, comme l'ours du clocher d'Angle. Mais cet ours-là songeait, et il se nourrissait de la beauté des moissons répandues autour de la Dive. Avec le parfum des blés, des souvenirs me montaient à l'âme.
J'admirais le rôle prodigieux de ce petit grain qui, depuis des milliers d'années, nourrit le monde sous la même forme invariable, fait et défait les fortunes, suscite entre les nations des rivalités redoutables. Je me rappelais la grande fête rurale à laquelle j'ai tant de fois assisté, en bien des pays, quand on bat les javelles. Cela seul a varié. J'ai vu encore, en Italie, et en Bretagne sur les falaises de Penmarc'h, les chevaux tenus à la bride, libres de tout harnais, courir en rond sur les gerbes déliées. J'ai vu dans ma jeunesse, et l'on peut voir encore dans quelques fermes écartées, le battage au fléau et au rouleau, modes anciens qui avaient la grandeur lente de tant d'actes de la vie rurale. Alors près des métairies, en beau soleil, l'aire était un lieu de choix, jamais touché, presque sacré. On le préparait on l'arrosait de purin, pour que la terre se durcit, et ne mangeât pas la récolte, et ne la mêlât pas de poussière. Au jour venu, on étendait l'airée, tous les épis vers le centre, en couches d'égale épaisseur, et, pendant une semaine, les gens de la maison, à peine aidés de quelques parents ou proches amis, promenaient le rouleau de granit, masse titubante, énorme, que suivaient des groupes d'hommes et de femmes, bras nus, cou nu, jaunes comme la paille, frappant en mesure le bout soulevé des tiges, avec leurs fléaux de bois poli, qui sonnaient.
Et le grain sautait autour d'eux, comme les grosses pluies qui rejaillissent. Le moulin ronflait dans un angle, tourné par la main d'une fille. Un gars de vingt ans chargeait les poches pleines sur son épaule, et montait l'échelle extérieure du grenier, regardé à la dérobée par les vieux qui l'enviaient et par les grandes filles lasses qui admiraient sa force.
Le dernier soir, on venait chercher mon père, ma mère, mes sœurs, pour lever les quatre gerbes qui restaient. C'était la même plaisanterie, toujours:
-Not' maître, elles sont si lourdes que j'pouvons pas les lever!
-Je vais vous aider, Baptiste. 
Et sous les gerbes croisées, formant la croix de Malte, qu'ils appelaient joliment «un châtelet » nous trouvions un bouquet de fleurs cueillies chez nous, avec des brins de fenouil et des zinias venus du jardin de la ferme. Et c'étaient des cris de joie. Et, tout en haut de la meule immense et dorée, les pieds sur son labeur de huit grands jours, le métayer, appuyé au manche de sa fourche, riait de voir ces petites mains de demoiselles traîner malaisément les javelles vers le groupe des batteurs. A présent, la machine à vapeur ahane et siffle derrière les haies. L'agriculture prend des airs d'industrie. L'aire n'a plus de raison d'être. Le battage rassemble cinquante hommes et femmes, et tout est fait en un jour. Il ne faut pas regretter les choses, même les plus jolies, quand un peu de misère et de fatigue humaine disparaît avec elles...
Mais je regarde une dernière fois, du sommet de mon ile dans les blés, et un peu de tristesse me prend, à penser que demain cette belle ceinture d'or sera coupée, brisée, mise en meules et en sacs, et que la terre sera nue, comme les vasières d'autrefois, là où s'endorment aujourd'hui, dans la brise faiblissante du soir, les blés aux épis droits, les fèves, les orges qui penchent déjà leur tige grenée à double rang.
Il existe une association des "amis de René Bazin" présidée par le général (ER) Jacques Richou, je publie avec plaisir le commentaire qu'il a bien voulu m'envoyer en aout 2010, suite à ma question: que venait faire René Bazin dans un endroit aussi reculé de la Vendée ?
"René Bazin, qui est mon arrière grand-père, a débuté sa carrière journalistique et littéraire dans les années 1890, en produisant de nombreuses chroniques périodiques, sur les thèmes historiques, politiques et culturels de l'époque. Leur publication se faisait dans les revues d'alors, revues de "la Belle Epoque" : la revue des deux mondes, Journal des Débats, l'Illustration, le Figaro et bien d'autres....Ces chroniques ont ensuite été éditées en livres, en particulier par Calmann Lévy.
Dans ce contexte, ayant des ancêtres qui avaient participé aux guerres de Vendée, il a effectué de nombreux reportages sur cette région, ce qui l'a conduit tout naturellement au Sud Vendée. Son livre "En Province", publié en 1896, regroupe une tournée journalistique tout à fait caractéristique qui le conduit de la Bretagne au Languedoc, en passant par l'Aquitaine et le Pays Basque.
En consultant votre blog, j'ai relu avec attention l'article de presse publié, avec une excellente photo de mon aïeul, qui, malheureusement, oppose trop René Bazin à son petit-neveu, Hervé Bazin, président de l'académie Goncourt.
Je vous signale que cet article ne correspond pas vraiment aux études objectives de ces dernières années.... Le ton polémique et partisan du journaliste, peut être confronté avec une citation d'Hervé Bazin lui-même qui date de 1954 et qui relativise la question...
Je vous remercie de l'intérêt que vous manifestez à notre association et vous assure de mes sentiments les meilleurs,
Jacques RICHOU, président de "Amis de René Bazin", et votre voisin de Vendée, à Bessay 85320. Bien cordialement, JR"
PAULE STE REINE de Benjamin Guinaudeau (1880?)
Dans la rubrique "romans oubliés du 19e", nous avons retrouvé l'histoire de Paule ste Reine. L'aventure se passe à la Dive, on y découvre les explosions des mines, les peines de coeur des demoiselles de la Dive, mais surtout un passage curieux sur la grotte de la Dive (la gueule du diable) qui aurait contenu un lac soumis aux marées.
20e siècle
ARC en ciel et Hirondelles RENE COUZINET

Fils d'un instituteur en poste à l'Aiguillon sur mer, il est probablement venu à la Dive car la famille Dreneau a soutenu financièrement les projets de René. Il a toujours affirmé avoir construit ses avions en copiant le vol des hirondelles qu'il observait dans sa jeunesse. Sa principale réussite fut la construction des avions ARC EN CIEL qui ont traversé l'Atlantique avec Mermoz comme pilote. ARC signifie Avions René Couzinet. Voir le site http://www.ville-larochesuryon.fr/article.php3?id_article=380
Les migrations d'hirondelles sont particulierement spectaculaires à la pointe de l'Aiguillon car elles suivent la côte et poursuivent dans une sorte d'entonnoir vers La Rochelle. Certains soirs d'été leur vol obscurci le ciel couchant.
Période contemporaine
Fin juin 2008 une première réunion des habitants a eu lieu à LA PETITE BERGERIE.
C'était sympa et détendu, pourquoi ne pas recommencer l'an prochain ?
pour 2009 c'est bel et bien raté mais SERGE a promis de faire quelque chose en 2010 !!!
Année 2009
Organisation du rallye de la Fondation du Patrimoine de Vendée le 1er mai 2009 suite à la victoire de nos ami(e)s Guicheteau et Ydier en 2008.
Le départ de l'épreuve s'est faite à St Michel en l'Herm le matin du 1er mai. Le café nous attendait avec les brioches et le discours de Mr le Maire. L'Office de tourisme nous aidait de 2 personnes, Mme Deluol était là, et Mr et Mme Patrice Le Roux nous ont accompagnés à l'abbaye. L'épreuve a commencé à 10 h par une découverte de St Michel (Musée Deluol, Eglise, Abbaye), puis départ vers La Dive avec visite et questionnaire à La Grotte de l'Ermite, Michel Bayer était revenu des Amériques pour nous faire un petit coucou à la chapelle. L'épreuve s'est poursuivie au Guy, puis au communal de La Claye, Moricq, Angles, le Pey de Fontaine, le Moulin des Rabouilleres, les Eoliennes du Bernard, le Cairn de St Hilaire la Foret, Avrillé, et diner et résultats à St Cyr en Talmondais. De l'avis de tous les participants, le circuit sur la commune de St Michel fut une découverte, et beaucoup ont souhaité revenir pour une visite plus étoffée cet été.
Un grand merci à tous ceux qui nous ont aidé.
Visite de la Dive avec les hotesses de Sud Vendée Tourisme
le mercredi 18 Juin 2009, L'office de St Michel avait invité les hotesses du Sud Vendée (Chaillé, Fontenay, La Chataigneraie, Maillezais etc) et Marie-ANGE nous a promené à La Dive sous le soleil le matin, puis après le pique nique au Crenon nous avons visité l'Abbaye et le Musée Deluol.
Le mercredi en juillet aout, sur demande vous pourrez visiter la Dive, il suffit de s'adresser à L'office de St Michel en l'herm tél 02 51 30 21 89
Année 2010
Le 28 février vous savez ce qui s'est passé: le raz de marée xynthia
JUIN 2010 Organisation de la fête des voisins chez Serge et Jocelyne, avec l'aide de Christian. Sangria, grillades, saucisses, mojettes, rosé, poésie avec Elie, enfin partie exceptionnelle de palets. De quoi passer une excellente journée à la Vendéenne. Le soleil était au rendez vous.
Suite à l'impossibilité de se faire livrer sans adresse GPS, la mairie nomme et numérote les chemins de La Dive. Des poubelles sont distribuées et le passage du camion de ramassage va se faire dans la partie ouest de la Dive.
FR3 est venu à notre rencontre pour 3 minutes d'émission mais une journée de tournage: à voir en rubrique Coup de Coeur FR3 OUEST. Ambiance super agréable et très professionnelle avec l'équipe de tournage.
Canal15 a filmé La Dive pour présenter les sorties du Parc cet été: durée de diffusion 1mn30.
C'est peut être l'occasion de combler le déficit de notoriété d'un si bel endroit.
HISTOIRE SERIEUSE DE SCHTROUMPFS
Une plante bien particulière est présente à la DIVE, c'est la SMILAX Aspera ou SALSEPAREILLE. Elle ressemble au lierre, elle colonise une partie de la falaise au sud comme le lierre. Elle est très commune en climat sec, mais c'est le seul plan de Vendée.
C'est pourquoi la DIREN (direction régionale de l'environnement) cite cette plante emblématique qui se trouve en limite d'aire de répartition vers le nord, mais elle oubli complètement dans son exposé pourquoi cette plante est adorée des Belges (Flamants comme Wallons, ce qui est rare)
C'est la culture de la SALSEPAREILLE qui permet aux Schtroumpfs de rester bleus
Dans le bréviaire Schtroumpf on peut lire "Les goûts culinaires des Schtroumpfs sont centrés sur les plats à base de Salsepareille (une plante assez commune qui pousse dans la grande foret, autour du village Schtroumpf). En effet, c'est le Schtroumpf paysan qui cultive la salsepareille, une plante que les Schtroumpfs doivent pouvoir reconnaître les yeux fermés. Le champs de salsepareille est une parcelle immense mesurant au moins plusieurs centimètres carrés ! La salsepareille faisant partie des herbes de Provence, pitêtre bien que les schtroumpfs vivaient dans le monde parallèle de cette région."
ET POURQUOI PAS A LA DIVE ? Car c’est l’endroit le plus proche de la Belgique où pousse la salsepareille.
PS: Il ne faut pourtant pas confondre Galemelle ou Gargamelle, épouse de Grangousier et mère de GARGANTUA de notre ami Rabelais et le méchant sorcier Gargamel de nos dits Schtroumpfs (Peyo se serait inspiré de Rabelais car Gargamel est un moine défroqué qui veut faire fortune). Il faut aussi se souvenir que Rabelais conseillait les décoctions de racine de Salsepareille comme médicament contre la vérole.
Le rapport entre tout ça serait il situé à LA DIVE ?
plan en 3D récupéré sur Géoportail, la taille des batiments est très nettement éxagérée.
Petits plaisirs locaux
- LES MELOCO
nous avons essayé pour vous plusieurs restaurants d'excellente qualité. Le meilleur rapport qualité prix est remporté par LA PERGOLA près de la jetée des Caves (réservation souhaitable). A St Michel en l'Herm en centre bourg LA ROSE TREMIERE est une table de grande qualité.
- VILLES A VISITER
LA ROCHELLE avec sa Ronde de nuit à réserver à l'office de tourisme
FONTENAY LE COMTE ville renaissance, ancienne capitale du bas-poitou, "capitale des beaux esprits" à la Renaissance
LES SABLES D'OLONNE Vendée Globe, port de pêche, La Chaume, le remblai
- SPORTS PRATICABLES
char a voile la faute sur mer
nautisme embarquement à l'aiguilllon
- DECOUVERTE NATURE
plages, plan d'eau, club hippique à l'Aiguillon sur mer (5km)
pistes cyclables http://pistes-cyclables.vendee.fr/pistes/piste07.asp
ornithologie
par la LPO réserves naturelles tout autour de la Dive (baie de l'Aiguillon, St Denis du Payré, pointe d'Arçay).
- SORTIES CULTURELLES http://www.vendee.fr/culture-et-patrimoine.htm
le CAIRN à St Hilaire la Forêt http://www.tvvendee.fr/video-TVV_reportage_histoires_vendee_20080430.aspx
Découverte des abbayes du Sud Vendée St Michel en l'Herm, Maillezais, Nieul sur l'Autize
Le musee DELUOL à St Michel en l'herm
le Puy du FOU (=le podium du hêtre)
Luçon cathédrale, soirées musicales, théatre
Cinéma à l'Aiguillon sur mer
les MAISONS DU PARC DU MARAIS POITEVIN tout particulierement celle d'Esnandes sur la culture des moules.
On parle de la Dive dans la presse internationale !
Si vous souhaitez venir nous voir cet été
il y a des HEBERGEMENTS sur place à LA PETITE BERGERIE
pour 2 personnes: L'Escapade VOIR ALBUM PHOTOS
location pour 6 personnes : L'Escale VOIR ALBUM PHOTOS
tel 02 51 30 38 98 ou 02 51 97 06 00 ou 06 60 35 25 09 ou maryladive@wanadoo.fr
CE QUE DISENT
LES GUIDES de TOURISME et la PRESSE
LE GUIDE VERT POITOU CHARENTE VENDEE p220
Cette ancienne ile était encore entourée d’eau au 17e. A l’entrée d’une ancienne carrière, la route s’élève et parcourt la butte sur 700 m en dominant le marais. D’en haut la vue s’étend de la pointe d’Arçay à la pointe de l’Aiguillon en passant par l’ile de Ré et son pont viaduc. Revenu au niveau de la mer, on découvre au-delà d’un pré la falaise morte recouverte en partie de lierre.
Le Petit Futé
Ce rare patrimoine ornithologique côtoie le monde floral, avec ses œillets de dunes, ses armoises de Loyd, ses canches blanchatres. Un tendre territoire de sable, de sel et de plantes délicates, léchant les boues de l’estran, protégé par une digue. D’ailleurs, après une halte au promontoire de la Dive, il faut grimper sur cet ouvrage par ses petites marches. Le coup d’œil vaut le détour et permet de mieux apprécier l’utilité de la digue.
GUIDE BLEU PAYS DE LOIRE
Impressionnante digue de défense en pierre de plus de 5km construite fin XIXe, on découvre les vasières de l’embouchure du Lay, tables et bouchots à marée basse, la pointe d’Arçais et l’île de Ré à l’horizon.
La Dive: la distance entre la route et la falaise correspond au volume de pierre prélevé pour construire la digue de défense. Du sommet on domine l’ensemble des prises céréalières. Le cul de sac flanqué de ses deux nichoirs à faucons crécerelles érigés au pied de la digue du Maroc, permet de rejoindre la digue à la Mer d’où l’on découvre les Mizottes, la vasière (à marée basse), le petit port de St Michel et d’où l’on peut vérifier que le niveau des mizottes est supérieur à celui du polder. C’est aussi l’un des hauts lieux d’hivernales observations ornithologiques.
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TERRE SAUVAGE de mars 2009
un article très interessant intitulé "LA BONNE FORTUNE DE LA BAIE DE L'AIGUILLON Aller à la rencontre du paysage infini et mouvant de la baie de l'Aiguillon. S'étonner de la richesse des vasières, formidable garde manger pour des milliers d'oiseaux....l'immensité de la baie agrandi le regard et l'âme. Grisé par le vent chargé de sel, j'ai alors brandi vers la multitude ailée mon carnet de notes, toutes feuilles déployées, claquant au grand souffle de l'océan...Utiliser la carte IGN top25 La Rochelle Anse de l'Aiguillon" avec un passage à la Dive pour découvrir le panorama"prendre la voiture pour admirer d'en face la baie de l'aiguillon à la pointe st clément. Longer la digue jusqu'à la DIVE, d'où une petite falaise offre un point de vue sur la baie". C'est en avant dernière page dans les fiches circuits en Vendée, sentier naturaliste, point N°5. Par ailleurs un article digne d'intérêt sur la rabelaisie "classique" en Touraine avec la remarquable grotte de la sybille de Panzoult.
Une seule erreur à relever, la grotte de la Dive Bouteille ne se trouve pas dans les caves painctes de Chinon mais bien à la Dive en Vendée. En effet Panurge en arrivant à l'entrée de cette grotte nous dit "cela me rappelle les caves painctes de Chinon". S'il était à Chinon il n'aurait pas dit "cela me rappelle" mais je suis arrivé aux caves de Chinon. A méditer.
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VENDEE INFO 28 FEV 2010
.La Faute et l'Aiguillon-sur-Mer particulièrement touchées par la tempête .
La Faute et l'Aiguillon-sur-Mer particulièrement touchées par la tempête
Les vents qui ont soufflé au cours de la nuit de samedi à dimanche sur le
littoral Atlantique ont occasionné de nombreux dégâts, notamment sur les
communes de l'Aiguillon-sur-Mer et La Faute-sur-Mer où l'on dénombre une
trentaine de victimes et plusieurs dizaines de disparus.
Le fort coefficient de marée couplé au vent violent sont à l'origine du désastre
qui s'est abattu sur la côte. Vers 4 heures du matin, l'eau s'est engouffrée
dans les rues de l'Aiguillon-sur-Mer et La Faute-sur-Mer surprenant les
habitants dans leur sommeil.
"Les rues étaient transformées en véritables torrents en l'espace d'un quart
heure" relatent des habitants de l'Aiguillon. Dans certaines rues de La Faute et
de l'Aiguillon l'eau est montée à plus de trois mètres. Et un peu plus loin, la
digue a elle aussi souffert. 8 kilomètres écroulées, la mer s'engouffrant dans
les terres. Et toute la journée de dimanche, des engins ont tenté de colmater
les brèches tandis que la région était noyée sous l'eau. Sur l'ancienne ile de
la Dive, à St-Michel en l'Herm, les habitants sont coupés du monde, plus de
téléphone ni d'électricité, trois d'entre eux ont même du être évacués par
hélicoptère.
Dimanche soir, la Préfet Jacques Brot, présent sur la côte vendéenne, annonçait
23 morts et une trentaine de disparus.
"C'est une véritable tragédie" commentait Philippe de Villiers, président du
Conseil Général, venu à la mairie de l'Aiguillon-sur-Mer et à l'école publique
où 400 personnes y étaient hébergées dimanche soir. "Des habitants qui ont tout
perdu. Les maisons étant détruites. Ce lundi matin, le Département va se réunir
pour lancer une aide d'urgence".
De son côté, le Président de la République devrait également se rendre sur place
dans la journée de lundi.
Les secours se sont mobilisés rapidement, faisant appel aux départements
voisins. Toute la journée, trois hélicoptères ont survolé la zone pour évacuer
les habitants réfugiés sur les toits, les pompiers et secouristes effectuant des
rondes en zodiac. Dimanche soir, les évacuations se poursuivaient dans le noir
puisqu'il n'y a plus de courant, ni de téléphone.
Dimanche 28 Février 2010
Francoise Calatayud
Source :
http://www.vendeeinfos.com
la DIVE est redevenue une ile pour une semaine (article de l'auteur du blog)

Lundi 1er mars 2010: Nous venons d'être rapatriés en zone non inondee a la tranche, nous sommes donc hyper privilégiés. Pour beaucoup comme nos voisins du bas (photo de gauche), il n'en est pas ainsi. Le seul bon moment a été le repas pris tous ensemble avant de partir.
lundi 8 mars au soir: nous avons à nouveau accès à la Dive en voiture.
1) merci à l'armée, la protection civile (de quimper en particulier pour nous) la gendarmerie, les pompiers, les élus de St Michel et d'ailleurs, qui sont intervenus pour nous secourir: hélitreuiller les voisins (photo de droite), rapatrier les urgences de jour comme de nuit et merci aux amis qui nous ont soutenus au téléphone.
2) tout le monde savait que ça arriverait un jour dans 100 ans, 10 jours ou 20 ans
tout le monde est responsable car la société est faite pour gagner sa vie sur du court terme. Les propriétaires de terrains ont vendu des terrains de sable, ou ont fait une plus value importante en construisant. La commune et les maires sont soumis a des pressions énormes pour construire, de préférence sur des terrains bon marché. Un élu est réelu s'il fait plaisir à un maximum de monde, dès qu'il faut refuser de construire un terrain, on perd les voix de toute la famille. Ce n'est pas un scrutin de liste dans les petites communes, le nom du responsable est rayé. Les communes qui ont été les plus touchées sont celles qui sont construites sur une langue de sable étroite, il n'est pas étonnant qu'on ait cherché à construire partout (deux maires successifs de gauche puis de droite ont tourné la loi littoral alors qu'elle était votée mais pas encore applicable). J'ai été maire 3 mandats sur la cote, je me suis opposé à contruire sur des terrains inondables. Pour avoir refusé d'instruire la 80e demande de camping sur ce terrain (après un refus des tribunaux, du conseil d'état, de la cours européenne de strasbourg le propriétaire était alors soutenu par la ligue des droits de l'homme locale), j'ai été mis en examen par le juge Gallot (qui ne m'a d'ailleurs pas condamné ensuite), mais dans son cabinet je lui ai demandé s'il voulait que je lui explique le contexte. Il m'a répondu que ça ne l'intéressait pas. C'est ainsi pour toute la société pense, la catastrophe n'arrivera que plus tard, et toujours chez les autres.
L'administration et le mouvement vert se sont opposés à la construction dans ces endroits submersibles. Mais pourquoi ont ils imposé des maisons basses dans une zone submersible de 2m. Les personnes sauvées se sont réfugiées dans les étages ou les mezzanines.
Les propriétaires eux mêmes savaient que le Lay pouvait déborder. Il suffit de se mettre au port de la Faute pour voir à marée haute les cabines de bateaux surplomber les maisons. Mais cet endroit est tellement agréable qu'il méritait selon chacun d'assumer un risque que personne ne croyait mortel.
Les agriculteurs en culture intensive ont voulu supprimer les digues intermédiaires. C'était une erreur. Au remembrement ils ont souhaité simplement mieux gagner leur vie. Que celui qui n'y a jamais pensé leur jette la première pierre. Maintenant c'en est fini des rendements de la beauce vendéenne.
Quelqu'un a t-il parlé a la télé des retraités du monde agricoles qui vivent modestement des locations de leurs terrains qui ne valent plus rien? La situation ne pourra s'améliorer que par la solidarité nationale.
3) TOURISME? Tout sera prêt pour l'été 2010 car les vendéens savent se retrousser les manches. J'ai eu à gérer comme maire la marée noire conjuguée à la tempete de 99. La catastrophe est en partie remboursée par les assurances, on rachète des voitures et de l'électroménager. Les gens sont courageux et le tourisme est ce qui peut se remettre le plus vite en place.
4) il faut se remettre au travail et analyser calmement l'avenir de ce territoire à la lumière de cette nouvelle expérience. La situation à long terme sera très difficile pour l'agriculture qui devra refaire des investissements énormes sans avoir de revenu mais le courage et l'envie de vivre de son métier existe dans le monde paysan (sinon il aurait disparu compte tenu des catastrophes fréquentes dans ce milieu fragile).
Il y aura un avant et un après xynthia (nom bizarre). C'est une remise en cause de la démocratie dans les petites communes, on a aussi atteint les limites de la décentralisation. Il faut repenser la culture de la gestion des risques, car notre grande chance pour l'évacuation, c'est que tout le monde était prêt pour l'exercice un dimanche matin. La taille des communes littorales est à revoir. La gestion des digues est à simplifier car il y a trop de sociétés de propriétaires, et dans le périmètre défini au 17e ou au 18e siècle trop de propriétaires aux intérêts et aux revenus différents. La gestion des espaces naturels (la dune a cédé à la
Faute) doit être revue car les solutions dites douces ont trouvé leurs limites. Notre sens de l'esthétique avec la traditionnelle maison basse ne doit pas nous conduire à en mourir. Pourquoi obliger les agriculteurs à construire en zone agricole (zone inondable) ? L'interdiction de remblayer dans le marais a été faite pour éviter de supprimer des zones humides: c'est bien! Mais le seul élevage qui n'a pas été noyé à l'Aiguillon avait tout simplement surélevé sa chevrerie de quelques centimètres et on lui reprochait. On ne maintiendra pas un espace agricole sans agriculteur. Je souhaite vivre à la Dive et je ne souhaite pas être entouré 10 mois de l'année de maisons secondaires fermées. J'ai entendu dire qu'il était malheureux d'avoir autorisé des maisons hautes devant la falaise de la Dive car elle abiment la perspective sur la falaise, mais je préfère de loin avoir des voisins encore en vie.
Tout ça pour vous dire que rien n'est simple, et qu'il ne faut pas analyser cette catastrophe avec des idées toutes faites. Ce n'est pas la faute des maires ou des promoteurs, du temps ou du lieu, des paysans, des écolos et j'en passe. Il faut tout repenser. Et pour garder la mémoire il faudrait mettre des bornes comme on met des marques de crues sous les ponts. Ces bornes devraient être protégées comme celles de l'IGN.
Les digues ne seront jamais assez hautes car les ingénieurs nous parlent d'une hauteur nécessaire des digues de 8 m pour couvrir les risques cumulés dans le mauvais sens au même moment.
Ce genre de tempête hivernale doit être intégrée dans notre réflexion comme les tremblements de terre au Japon: il faut toujours être prêt si on se trouve au dessous du niveau +4m !
Fin avril, passage à la Pharmacie du professeur Fernand Verger à la recherche de témoignages. Je lui confirme que la mer entière est montée et qu'il ne s'agit pas de vagues successives (témoignage de marins en mer au cours de la tempête) Les vagues ressenties à terre correspondent selon lui à la rupture des dunes ou des digues. Il me montre un exposé fait au comité scientifique du conservatoire du littoral. J'en retire deux éléments: à Brest le niveau de la mer a cru de 20 cm en 150 ans, et la fréquence des marées de fort coefficient croit aussi.
Les agriculteurs autour de la Dive ont "cassé la croûte" de sel ! Ils ont préparé les sols et semé orge et tournesol qui sont plus résistants au sel. Les hangars se remplissent de gypse à épandre après la maigre recolte.
La campagne reverdit et les oiseaux font leurs nids !
Le 5 mai 2010 des vagues de 6m sur la croisette, Nice et Cannes demandent la classement en catastrophe naturelle !
Le 15 juin les orages inondent Draguignan: 25 morts et des tas de bagnoles empilées !
Pour l'instant, seule la Suisse, nation maritime bien connue pour avoir gagné la coupe de l'America, me parait être une destination rassurante pour le risque raz de marée.
LA DIVE AUSSI QUI SE TROUVE A 15 METRES AU DESSUS DES FLOTS




































































































