NEOLITHIQUE

Le niveau de la mer était alors bien plus bas. Cependant LA DIVE restait un lieu d'observation et de refuge. Une hache polie a été découverte dans la carrière nord. Rien n'interdit de penser que les grottes de la Dive aient servies d'habitats à cette période.

 

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PERIODE GALLO ROMAINE

Il n’en reste que la découverte d’un denier de Vespasien (69/79 apJC) et de monnaie de Maximin (235/238) Dioclétien (284/305), Constantin (306/337) lors de l’exploitation de la carrière en 1865. Des tuiles à rebords de cette époque attestent aussi de l’occupation de l’ ile. Deux pièces anciennes ont été trouvées par ailleurs (statere picton en electrum + antoninien au buste radié).

 

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la Grotte de l'Ermite  l'histoire se passe sous le règne de Constantin soit vers 320 apJC (Relatée par Claude MASSE 1702, dans les Annales d'Aquitaine de Jean Bouchet 1524, et par La Popeliniere 1573 dans l'Histoire des troubles)

 

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dive peinte

dessin  inspiré d'une carte du XVIIIe siècle

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2015-02-15 17

 Cheminée en forme de bouteille, ayant servi de feu pour le "guet de la mer" en direction de l'abbaye de Saint Michel.

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 Sorte de reste de "retable" ayant contenu une sculpture de calvaire comme dans les prisons de Nantes?

stella bacbuc

Reste de sculpture en bas relief détruite: Diva? Bacbuc? Vierge des mers? Stella maris? Christ?

Résumé de l'histoire racontée par les moines au pélerin pérégrinant par là :

 Ste Hélène (âgée de 80 ans, le 3e age était performant à l'époque) , revenant de terre sainte avec les restes de la vraie croix, fait naufrage dans le golfe en cherchant à revoir son fils LUCIUS exilé à LUCON. Elle échoue à Condate (=confluent=St Michel en l'Herm) où elle fait connaissance d’un ermite de grande piété. Elle crée une chapelle à St Michel, confie ses reliques à son chapelain et les pélerins affluent. Tellement d'ailleurs que l'ermite (moine) ne peut plus prier tranquille. Il émigre donc à la Dive.

Jean BOUCHET (ami intime de Rabelais en 1524) dans ses annales d'Aquitaine de 1545 nous dit: "Comme elle - ste Hélène mère de Constantin- passait par le pays de Poictou, voulut veoir son fils Lucius, qui étoit en son monastère de Luçon puis s'advisa d'aller par mer : et pour ce faire s'en alla illec près, à un lieu nommé l'hermitaige, où elle fit faire une petite chapelle et un aultier au nom du Sainct Sauveur: où elle laissa grand'quantité de la vraye croix et autres sainctes reliques qu'elle avait apportées de Hierusalem, s'en retourna à Rome et laissa son chapelain Paulinus de Cesarienne oudict hermitaige pour la garde de ses reliques, où il vésquit  par long temps et voyant l'heure de son décès, assembla lesdictes reliques  en une casse soubs terre à la main dextre dudict aultier , ou depuis furent par révélation trouvées, en l'an mil cent vingt huit, et dudict temps y estoit l'édifice de l'abbaye Sainct Michel en l'Her, c'est à dire en l'hermitage." 

Lancelot de la Popelinière écrira en 1573 " sur quoi l'ermite prit l'occasion d'éloigner avec sa vie sa demeure d'entre un si grand peuple qui y augmentait toujours. Si bien qu'ayant eu permission de se retirer à la Dive, ile prochaine, à sa requète on lui batit une chapelle, oratoire, petite cellule et autres accomodements tant pour se retirer que pour recevoir et instruire tous ceux qui battus de la tempête marine ou autrement auraient vouloir de descendre avec dévotion pour le visiter. Par ainsi ayant eu assurance de sa pension et autres choses necessaires que les religieux s'obligèrent lui faire porter de jour à autre... "

Claude MASSE dans ses mémoires de 1702 parle de la Dive "rocher dans le golfe de l'aiguillon qui était autrefois bien avant dans la mer, qui a 640 toises de long de l'est à l'ouest et 120 toises de largeur, élevée de 18 à 20 pieds au dessus de la haute mer. Il est escarpé tout autour. Il n'y a qu'un endroit par où on y peut entrer, avec un peu de peine. Le dessus de son terrain est sec et aride, n'étant partie que bruyère. Il y a pourtant quelques vignes et terres labourées et on commença à la recultiver en l'année 1698. Il s'y est établi trois familles à cette intention. Auparavant, elle n'était habitée que par des lapins qui y étaient en grande quantité, quoiqu'elle eut été habitée en différents temps, mais autant de fois abandonnée faute d'eau douce. SA PREMIERE HABITAION FUT PAR UN ERMITE. Il y fut bati dans la suite une assez grande chapelle, qui dépend à présent de St Michel en l'Herm...la rade voisisne étant excellente"

On sait donc que les restes intacts de la vraie croix sont miraculeusement redécouvert en 1128. On appelle cette découverte une "invention" de relique, ça ne peut pas s'inventer ! L'expression signifie "mettre à l'inventaire".

Ceci fera la bonne fortune des moines de St Michel par le biais de pèlerinages importants au moyen âge. Mais au cours des guerres de religion, les reliques seront particulièrement visées.

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La relique de la vraie croix était toujours présente à l'inventaire des objets religieux de l'église de St Michel en l'Herm en 1935, et comme vous pouvez le voir sur ces photos, elle est encore à la sacristie. La relique initiale a probablement été détruite en même temps que l'abbaye en 1569, car les protestants de la Rochelle disaient qu'il y avait assez de bois  de la croix dans le monde pour chauffer Rome pendant des années.

 

ansoald & l'ermite Jean b visite ermite

             Ansoald (évèque de Poitiers) visitant un ermite dans une ile.

Pourquoi une grotte dans un tel endroit ? La piste la plus raisonnable semble être celle de la possession de l'abbaye de St Michel de 993 à 1037 par l'abbaye de St Florent de Saumur. St Michel en l'Herm fut rabaissé au rang de prieuré à la suite de sa destruction. Elle connue l'enlèvement en juin 1008 de la Comtesse de Limoges, Emma, détenue 3 ans en otage par les Vikings.

Le saumurois est un lieu mythique de la culture troglodyte. On peut imaginer qu'un moine connaisseur du creusement dans le falun ait importé la technique dans le secteur, il peut avoir fermé l'abri sous roche existant et avoir agrandi l'intérieur au pic. Les liens sont très nombreux entre la Touraine et notre région, alors sortie la plus proche sur la mer et les marchés internationaux.

pour l'abbaye de st michel en l'herm

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_royale_de_Saint-Michel-en-l%27Herm

la deuxième création monastique de Vendée 

                                                                     

super conferencier  Moine

En 682 soit 27 ans avant le mont Saint MICHEL

Visite virtuelle sur google-map Vous verrez les chats noirs les feuilles mortes et les arantelles !

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St Hilaire de Poitiers (315-367)

Théoricien de la TRINITE (un seul Dieu en trois personnes) en opposition à ARIUS qui nie la divinité du Christ. Créateur du premier monastère de France: LIGUGE où va venir St MARTIN.

Selon des légendes chrétiennes manuscrites, St Hilaire passant par le bas-Poitou, chassa les serpents de la Dive. Ce miracle a été relaté pour la première fois dans le manuscrit MS 196 BNF "VITA HILARII"de Venance Fortunat évêque de Poitiers. Il cite "circa dives galliarii insula" (Recherche de JL Monnot). Saint Fortunat est un poète d'origine italienne qui a relaté successivement l'histoire de saint Clément et du Graouilly à Metz, de Saint Marcel à Paris et de Saint Hilaire à la Dive. A chaque fois les saints se révèlent dompteurs de serpents. 

galliarii2Cette action est représentée très fréquemment sur les vitraux 19e des églises St Hilaire de Vendée. Par exemple à Sérigné (proche Fontenay) à St Hilaire de Riez, St Hilaire de Voust,

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à Saint Jean de Latran à ROME (basilique papale avant la construction de St Pierre) Cette toile a été peinte par Jacques COURTOIS (1621-1676 surnom il Borgognone ). Les Italiens parlent de l’île Gallinaire où St Martin a résidé. La même légende préside à l’installation des moines dans l’ile de Lérins.

StHilaire à St Jean de Latran St Hilaire à Rome: détail

 

Un texte d'un sermon de Pierre Damien (1007-1072) à l'occasion de la translation des reliques de St Hilaire vient d'être exhumé par Mr ERAUD des archives départementales. "Du temps que l'abbé TREDELIN gouvernoit le monastère de St Hilaire situé dans un des faubourgs de Poitiers, Hilaire lui apparu dans une vision, et lui commanda d'aller trouver le roi de france CLOVIS (507) ......pour batir un monastère plus spacieux...il virent des anges ...déterrer le corps de st Hilaire et le porter dans l'endroit qui lui était destiné. Peu après St Hilaire apparu encore, lui enjoignant d'aller batir dans une ile voisine, nommée Gallinaire, une autre église, en l'honneur du St Evêque.

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Nous revoilà avec la compétition Gallinaire (proche de Gênes)-Dive(à la limite du diocèse poitevin) une fois de plus ! La légende Poitevine parle par contre de l'ile de la DIVE. L'explication de dom Chamard est la suivante: un copiste aurait remplacé dives galliarii par gallinaria car Gallinaria était très connue dans la vie de St Martin. D'ailleurs, en Italie, à Gallinaria d'Albenga, seul St Martin y est mentionné.

ORIGINE DU NOM DE LA DIVE

  • Chacun pense aussitôt au mot divin, mais il ne semble pas que ce soit l'origine de ce mot. Pourtant des érudits du XIXe ont affirmé qu'autrefois une divinité celtique y avait été adorée.
  • Aux siècles passés l'ile s'écrivait Dives ("circa dives galliarii insula" au Xe et "de dives insula" au XIVe) et au 19e on écrivait LA DIVES. Le Cinquième livre de Rabelais se termine par une allusion à un texte de Cicéron:"un dieu à qui nous donnons, aussi bien que les grecs, un nom qui marque ses richesses, parceque tout vient de la terre et y retourne". Le mot richesses en latin se traduit par dives.
  • De nombreuse rivières s'appellent DIVE en France, on peut faire le parallèle avec la Raque qui coulait en bas du rocher de la Dive, mais dans ce marais les rivières ne manquent pas.
  • Un autre érudit (jacques PONS) rencontré à Chinon m'indique une autre origine pleine de bon sens: "Je vous avais envoyé un paragraphe sur les noms de rivières en Dev-/Div- car j'avais retenu de notre conversation qu'il y avait un cours d'eau, proche de votre île, qui avait porté ce nom. Mais s'il s'agit du nom porté par une île ou un groupe d'îles et d'îlots, je vous signale ce bref §, à l'entrée dew (rosée) du dictionnaire d'Oxford "+b. pluriel ? Damps places, obsolete (terrains humides - 1377 Langland, Pierce Plowman B. XV 289 and also Marie Magdeleyne by mres lyned and dewes". (Et Marie Madeleine, elle aussi, a vécu parmi les marécages et les terrains bourbeux). 1377 est une année en pleine guerre de Cent ans et les Anglais étaient chez eux dans le Sud-ouest de la France. La formule en "néo-latin" (latin de chartes, latin médiéval) insulae dives a pu être une latinisation approximative de l'anglais (franglais) parlé à l'époque du Prince Noir. Dives est un pluriel non attesté. C'est pourquoi le dict. d'Oxford a mis un point d'interrogation après sa mention pluriel. Il est très vraisemblable que ce pseudo-latin soit en réalité le pluriel de dawe, forme attestér au XIVe siècle et présentant une graphie ea qui peut correspondre à un "i" français.  Ainsi, insulae dives serait à comprendre comme les "bourbeuses".   Amitiés

Le seul souçi dans cette affaire est que le nom est attesté bien avant l'occupation anglaise.

  • URCK 

    Urck Dive

                                                                                      

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