De la DIVE bouteille et du reste,

tout a commencéen tapant LA DIVE dans une recherche internet car j'y ai trouvé le texte suivant

cnrspolizzi

 Tout cela m'a interpellé,

 Je marchais donc à la DIVE sur les pas de Rabelais sans le savoir,

et depuis cette découverte, la lecture des oeuvres d'Alcofribas,

des commentaires de divers rabelaisants érudits,

ou rabeloteurs modestes comme moi

me procure un remue-méninges divertissant !!!!!      

dive 30km

     Si comme le souligne ce chercheur CNRS (Mr Polizzi professeur à la Faculté de Haute Alsace à Mulhouse), Rabelais s'est inspiré de l'ile de la DIVE pour LA DIVE BOUTEILLE il faudrait savoir ce que Francois Rabelais venait faire dans cette galère!

Le Quart et le Cinquième Livre de Rabelais racontent une navigation de Pantagruel et de Panurge au pays de Lanternois pour résoudre la question:

Panurge doit il se marier et s'il se marie, sera t il cocu ?

Nos amis consultent des oracles et naviguent d'îles en îles pour découvrir la réponse.

L'oracle de la Dive, Bacbuc (bouteille en hébreu) est le but ultime de ce pélerinage.  

Rabelais est resté moine cordelier à Fontenay jusqu’en 1524 (donc Franciscain) avec comme ami Pierre LAMY qui lui enseigne le grec. Ils font partie d'un petit cénacle d'érudits avec le  juriste André TIRAQUEAU ("Des lois du mariage"), puis il rejoint Geoffroy d’Estissac évèque de Maillezais, abbé de Cadouin, de Celles sur Belle, doyen de Saint Hilaire de Poitiers, prieur de Ligugé et protonotaire apostolique. Devenu bénédictin avec l'autorisation de Rome il devient secrétaire de l'évêque de 1524 à 1528. Il reste en contact avec son bienfaiteur qui décéde en 1543.

Le diocèse de Maillezais va en direction de l'ouest jusqu'au canal de Luçon, mais les possessions temporelles de l'Abbaye vont bien au delà, en particulier sur les îles de l'ouest Atlantique: Ré, Oléron, probablement Hiers-Brouage mais aussi en Médoc et à Bordeaux. C'est le pays des iles.

En relisant l'histoire de l'ile de Ré on remarque que l'abbaye de Maillezais est propriétaire pour moitié avec Le Puy en Velay des revenus des églises de St Martin, du Bois et de la Couarde, alors que l'abbaye bénédictine de St Michel en l'Herm avait les revenus des églises d'Ars, Loix et Les Portes. Ceci est confirmé par le conflit entre ces abbayes et les rétais qui refusent de payer la dîme. On peut donc raisonnablement penser que le secrétaire de l'évèque de Maillezais ait suivi son maître par voie fluviale sur la Sèvre Niortaise puis maritime à partir de la Dive. Notre ile domine la sortie de la Sevre niortaise et ce mouillage entre le LAY et la SEVRE est protégé des tempêtes. L'abbaye de St Michel en l'Herm permet d'héberger nos pélerins.

L'abbaye de Maillezais bénéficie une fois l'an depuis le XIIe siècle, de la coutume (un aller retour free-taxe Maillezais Bordeaux) de "l'itinéraire d'un navire" grâce à un don du Duc d'Aquitaine Guillaume VIII. Ils ont pu prendre la mer à La Rochelle et continuer leur voyage vers Oléron, Brouage-Hiers, Erablais, Terre nègre (Maillezais sur mer au XVIIIe), le détroit de Maumusson, le Médoc (St Trelody) et Bordeaux où l'abbaye de Maillezais avait des prieurés à visiter et donc des dîmes (et des procurations) à récupérer. Ont-ils continué jusqu'au Périgord par voie fluviale ou terrestre, c'est probable ! L'évèque-Abbé de Maillezais était aussi abbé de Cadouin et sa famille était originaire de ce secteur du Périgord (Cahuzac, Saussignac, Montclar etc...). L'abbaye gère des églises à Agen et Toulouse qui peuvent être atteints par voie fluviale. Le retour de Bordeaux se fait par le chemin inverse avec comme port de départ Talais (Talass) et comme objectif l'île de La Dive (nous dirions le port de l'Aiguillon actuellement).

C'est le souvenir de ce retour vers LA DIVE qu'a utilisé Rabelais pour écrire (avant l'édition du Tiers Livre) ses brouillons initiaux assemblés par un éditeur après sa mort dans le 5e livre.

Il a probablement relaté à destination de l'abbé de Maillezais une premiere version destinée à la gestion journalière. Tout est resté à Maillezais et a donc brûlé ultérieurement à la Rochelle. A cette expérience vécue d'un cabotage entre Bordeaux et Maillezais, ce secrétaire d'un évêque, grand seigneur du royaume, va rajouter la redécouverte de l'antiquité égyptienne, grecque (Argonautes, Ulysse, les histoires de Lucien) ou latine, le songe de Poliphile, les textes hébreux, un soupçon d'alchimie et la vie à ROME etc.. Le quart livre pourrait donc avoir été fabriqué par extraction de certains chapitres de ce récit initial. En saupoudrant le texte avec des éléments d'une navigation réellement vécue, l'histoire allégorique parait plus vraie. Le livre imprimé est modifié dans un plus haut sens par l'auteur et selon une logique qui n'a plus rien de chronologique.

Faute de connaître cette possibilité de navigation, des interprétations erronées ont été donnée au 19e siècle. L'épisode de l'île d'OUTRE parle de l'Abbé des Castilliers. Cet honorable ecclésiastique avait été localisé  près de Poitiers en l'abbaye Marie des Chatelliers de Sanxay, je pense qu'il s'agit plus vraisemblablement de l'abbaye Marie des CHATELLIERS en Ré dont on aperçoit les ruines face à LA DIVE.

Je suis certain que le chapitre des APEDEFTES est interprété faussement comme la critique de la chambre des comptes. Il s'agit de dénonçer les travers des moines riches et ignares de l'abbaye royale et bénédictine (colonie issue de "procurations" au sens de bénéfice religieux) de Saint Michel en l'Herm, la concurrente de Maillezais l'intellectuelle. Rabelais n'est pas le premier à critiquer le fonctionnement des abbayes, c'était un classique du moyen-age.

J' interprète tout autrement le chapitre de CASSADE (quatre pointes égales en cube= reflet d'une pyramide de sel faite d'eau salée ou "osselets" dans le texte) L'île d'HIERS  et d'ERABLAIS sont aussi localisées en LANTERNOIS. On y rencontre au cours du voyage maritime de Bordeaux aux Sables d'Olonne, l'ile de Thalais ou Thalasse, sur l'ile de Ré les baleines (physetère), le banc du bucheron (couillatris), des soucis de territorialité dans l'ile de LOIX avec intervention des huissiers (chicanoux)  mandatés par les moines de St Michel contre La Tremoille dont Jean Bouchet (le traverseur des voies périlleuses) était le procureur (sens juridique).

Suite à tous ces "hasards", on en vient à se demander si la topographie n'a pas entrainé le déroulement des chapitres dans un premier brouillon. L'utilisation de la paronomase pourrait être à l'origine de cet enchainement. La phonétique des noms de lieux entraine alors les titres de chapitres (Marennes=ma reine, Loix=Chicanous et Chafourrés, Baleines=Physetère, etc.). Les souvenirs de voyage (sens historique) ne sont là que pour rendre plus crédible ce voyage allégorique, au sens moral complexe, et au sens mystique certain (le voyage vers la DIVE est un voyage vers le divin, et TRINCH peut devenir CHRIST). L'oracle de la Dive, Bacbuc, et donc notre ile où éclate la vérité selon Jean Bouchet, aurait été choisie comme but essentiel du voyage par l'idée de Dieu engendrée par son toponyme et peut être aussi par la lanterne de la grotte qui représente les 4 éléments du Chaos. Cela se confirme dans le manuscrit du 5e livre: après la Dive Bacbuc, les bateaux vont en droite route vers "Olone en Thalmondois". La Dive n'était donc pas la fin du voyage initial et bien réel, car Maillezais avait aussi un prieuré à Bourgenay proche des Sables.

Rabelais a manifesté une pensée évangélique (dialogue entre protestants et catholiques), il croyait au libre arbitre (contrairement à Calvin), et il s'est montré un chrétien partisant du juste milieu (le mot employé à l'époque était médiocrité). Il souhaitait qu'on se réfère au texte grec de l'évangile et non à sa traduction latine. Il préconisait l'usage de la langue du peuple et non du latin pour les offices religieux qui étaient incompréhensibles pour la plupart des gens. Il critiquait à juste titre le pouvoir temporel des papes qui s'opposaient à son Roi. Ne croyez pas à la réputation de gros buveur et de moine paillard qui lui colle à la peau. 

C'est ma modeste opinion actuellement !

Pourquoi avoir si longtemps gardé le secret sur cette navigation ?

De nombreuses hypothèses ont été faites mais aucun des commentateurs ne connaissait l'île de la DIVE et à plus forte raison la grotte de l'Ermite (BRAGUIBAS originaire de Glatigny au début de "l'ile sonnante" version manuscrit ?), bien peu connaissaient le marais Poitevin désséché et plus exactement cette région entre Saint Michel en l'Herm et l'île de Ré. Il est presque impossible de retrouver des textes de cette période du XVIe car les guerres de Religions ont fait table rase des riches bibliothèques des abbayes du secteur. Par ailleurs la recherche s'est toujours concentrée dans le Chinonais, la Touraine, Lyon, Paris, Montpellier. Le cinquième livre vient d'être déclaré brouillon de François Rabelais depuis peu, et c'est depuis quelques années seulement que Mr Polizzi a diffusé son hypothèse sur l'île de la Dive.

Je suis né dans une ex chatellenie de la famille Tiraqueau, au centre du triangle Fontenay le Comte, Maillezais, Coulonges les royaux, j'ai donc toujours développé une sensibilité particulière à cet auteur extraordinaire qu'est François RABELAIS.

Je vous recommande d'ailleurs le circuit Rabelaisien suivant: Ligugé, Fontaine le comte, st Hilaire de Poitiers, Celles sur belle, Niort, St Liguaire, Coulonges sur l'autize (mairie), le chateau de l'Hermenault, la ville Renaissance de Fontenay le comte et le chateau de Terre neuve, Maillezais, l'abbaye de St Michel en l'herm et la Dive, pourquoi pas aussi des lieux cités dans les textes rabelaisiens mais moins connus: Talmont st Hilaire et son chateau, Olonne et ses marais, Bourgenay, Thouars, Parthenay le vieil, La Rochelle, Niort, St Maixent.

Je suis étonné que cette hypothèse de navigation initiale à l'abri des îles de l'océan atlantique n'ait pas été évoquée plus tôt car les textes sont clairs. Cependant le dernier livre sur la vie de Rabelais (mars 2011) de Madame Mireille Huchon, en reprenant l'idée de LA DIVE, donne de la crédibilité à l'hypothèse initiée par G Polizzi.

         

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Il ne restait que le CESR et Me DEMONET, elle sait maintenant que la Dive existe en Bas Poitou (La question du sens Cerisy DROZ 2011)

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Croyez le si voulez: si ne voulez, venez nous veoir !

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Le but de toute cette quête de la vérité est quadruple:

-faire connaître l'ÎLE de la DIVE, souvent confondue avec la rivière Dive affluent du Thouet,

-savoir ce qu'a pu faire Rabelais de 1520 à 1530,

-trouver des passionnés qui souhaitent poursuivre cette recherche (vous pouvez cliquer en haut à gauche sur contacter l'auteur).

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